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La question :
J’ai une sœur qui travaille dans une société
d’assurance commerciale. Je l’ai conseillée à maintes reprises, mais vainement.
M’est-il, donc, permis d’accepter ses cadeaux ? Sachant aussi qu’elle
possède de l’argent provenant de l’héritage.
La réponse :
Louange à Allah, Maître des Mondes;
et paix et salut sur celui qu'Allah a envoyé comme
miséricorde pour le monde entier, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et
ses Frères jusqu'au Jour de la Résurrection. Ceci
dit :
Les fonds provenant des ressources
dont l’interdiction est indiquée par les preuves de la Charia, telles que les banques usuraires illicites et les sociétés d’assurance fondées sur l’incertitude
et l’aléa prohibés ; ces fonds-là sont interdits, qu’ils soient octroyés sous
forme de cadeaux ou de dépenses, sauf pour ceux qui sont dans le besoin extrême et la
contrainte. Il est permis à ceux-là de prendre de cet argent juste de quoi ils
peuvent satisfaire leur besoin tout en éprouvant la détestation et la
réprobation, car Allah dit :
﴿Ýóãóäö
ÇÖúØõÑøó ÛóíúÑó ÈóÇÛò æóáÇó ÚóÇÏò ÝóÅöäøó Çááøåó ÛóÝõæÑñ ÑøóÍöíãñö ﴾
[ÇáäÍá: 115].
Traduction du sens du verset :
﴾Cependant celui qui y est contraint sans y être poussé par quelque
désir et sans en consommer au-delà de ses vrais besoins, Allah est
essentiellement Absoluteur et Miséricordieux. ﴿
[En-Nahl (Les Abeilles) : 115].
Aussi, la personne ne doit éprouver
aucune approbation à l’égard de tout acte jugé illicite par la Charia, afin d’observer le principe du désaveu des péchés, vu que le Prophète a dit : « Quand un
péché est commis sur terre, celui qui y assiste et le déteste (dans une
autre version : et le réprouve) est comme celui qui n’y assiste pas, et
celui qui n’y assiste pas et l’approuve est comme celui qui y assiste ».
Au demeurant, si les biens dont votre
sœur a hérité sont de l’immobilier ou des meubles, le jugement restera comme à
l’origine (c’est-à-dire la licéité). Néanmoins, Si cet héritage est de l’argent
et il constitue la majorité [de son argent global] et qu’elle a utilisé
uniquement l’argent de l’héritage pour avoir ce cadeau, il sera, alors, permis
d’en profiter.
D’autre part, si son argent licite est
entremêlé d’un autre illicite, de sorte qu’on peut les distinguer ; dans
ce cas, on doit recourir à la distinction. Du reste, si l’argent licite prévale
sur l’illicite, la personne pourra en profiter. Mais si l’argent licite est
égal ou inférieur à l’argent illicite, la personne doit, donc, le laisser par
abstinence.
Le savoir
parfait appartient à Allah , et notre dernière
invocation est qu'Allah, Seigneur des Mondes soit Loué, et que prière et salut
soient sur notre Prophète, ainsi que sur sa famille, ses compagnons et ses
frères jusqu'au jour de la résurrection.
Alger, le 7 Rabî` El-'Awwel 1427 H,
correspondant au 6 avril 2006 G.
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