Le jugement relatif à la coutume dite du «mouchoir» | Le site officiel du Cheikh Mohamed Ali FERKOUS
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Mardi 21 Dhou El-Hijjah 1441 H - 11 août 2020 G



Fatwa n° 1117

Catégorie : Fatwas relatives à la Famille - L'acte de mariage - Les étiquettes du mariage

Le jugement relatif à la coutume
dite du « mouchoir »

Question :

Quel est le jugement porté sur « la coutume du mouchoir » taché de sang qu’on montre aux gens présents après la nuit de la consommation du mariage afin de leur prouver que la femme est vierge et que l’homme est capable de la déflorer dans la première nuit ?

 

Réponse :

Louange à Allâh, Maître des Mondes ; et paix et salut sur celui qu’Allâh عزّ وجلّ a envoyé en miséricorde pour le monde entier, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu’au Jour de la Résurrection. Cela dit :

Cette coutume est, en effet, extrêmement mauvaise et ignoble étant donné qu’elle mène à divulguer les secrets ayant trait aux rapports intimes et à la jouissance [des deux époux]. L’interdiction portée sur cette coutume rebutante est mise en évidence dans le hadith authentiquement rapporté par Asmâ’ bint Yazîd رضي الله عنهما qui relata qu’elle était au milieu d’une assistance dans laquelle était le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم et où les hommes et les femmes étaient assis. Le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم dit : « Peut-être, il existe un homme qui parle [des rapports] qu’il a eu(s) avec sa femme, ou une femme qui informe autrui [des rapports] qu’elle a eu(s) avec son mari. » Les présents se turent. Cependant, je dis : « Ô Prophète d’Allâh ! Par Allâh, les femmes le disent de même que les hommes. » Alors, le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم dit : « Ne le faites pas, car cela ressemble à un diable qui saute sur sa compagne sur la voie publique à la vue de tous. »(1)

De plus, toute personne sensée est consciente des conséquences [négatives] résultant de cette divulgation, à savoir la violation des droits communs des deux époux, et l’obligation qui incombe à chacune des deux parties de ne pas révéler le secret de l’autre et de ne pas le discréditer. Ajoutons, à cela, le péché qu’encourront les deux conjoints et qui aura un mauvais effet sur leur moralité et sur la réputation de leur foyer conjugal.

Le savoir parfait appartient à Allâh سبحانه وتعالى, et notre dernière invocation est qu’Allâh, Seigneur des Mondes, soit Loué et que prière et salut soient sur notre Prophète, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu’au Jour de la Résurrection.

 

Alger, le 28 Dhou-L-Qa‘da 1432 H,
correspondant au 26 octobre 2011 G.

 



(1) Rapporté par Ahmad dans Al-Mousnad (27583) par l’intermédiaire de Asmâ’ bint Yazîd رضي الله عنهما. Ce hadith est jugé authentique par Al-Albânî dans Âdâb Az-Zifâf (p. 70).