Le jugement relatif à la location des biens habous d’une mosquée | Le site officiel du Cheikh Mohamed Ali FERKOUS
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Lundi 22 Dhou El-Qa`dah 1441 H - 13 juillet 2020 G

Fatwa n° 215

Catégorie : Fatwas relatives transactions financières – Le louage

Le jugement relatif à la location
des biens habous d’une mosquée

Question :

Une femme aimerait savoir s’il lui est permis – à elle ou autre – d’utiliser la mosquée comme endroit pour gagner sa vie et ce en donnant des cours (que ce soit pour lutter contre l’analphabétisme ou par des cours liés aux programmes scolaires), sachant qu’elle a besoin d’argent et n’a pas trouvé de travail qui lui permet de se passer de cette activité. Aussi, elle a pensé à déterminer une partie de cet argent qu’elle donnerait à la mosquée, car sans la mosquée, elle n’aurait pas d’autre endroit pour dispenser ses cours et toucher cet argent. Son cas est donc semblable à celui d’une personne qui loue un endroit pour y travailler.

Réponse :

Louange à Allâh, Maître des Mondes ; et paix et salut sur celui qu’Allâh a envoyé comme miséricorde pour le monde entier, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu’au Jour de la Résurrection. Cela dit :          

Si elle exploite une partie de la mosquée qui est rattachée à la mosquée de façon constante et en fait de ce Waqf (des biens habous) un usage personnel, de sorte que, par son agissement, elle ôte à la mosquée son caractère du Waqf par lequel il est consacré à l’invocation d’Allâh et à la salat, alors cet agissement n’est pas valable, car le legs est appliqué et lorsqu’il est appliqué, on ne peut ni le vendre, ni le donner, ni le gérer de quelque façon qui lui ôte son caractère de legs.

Si, par contre, elle loue une partie rattachée à la mosquée dans l’appellation ou une partie qui est séparée de la mosquée et que les revenus de la location reviennent à la caisse du Waqf, il faut alors voir le type du contrat de location et le contenu des cours donnés. Si ces cours sont en accord, ou du moins, ne contredisent pas l’objectif de la mosquée, ceci est permis, sinon, il ne le sera pas.

Aussi, la décision revient à la personne chargée du Waqf (1) et à celui qui peut évaluer cela.

Le savoir parfait appartient à Allâh, et notre dernière invocation est qu'Allah, Seigneur des Mondes, soit loué et que prière et salut soient sur notre Prophète, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu'au Jour de la Résurrection.

 

Alger, le 9 de Cha‘bân 1418 H,
correspondant au 9 décembre 1997 G.

 


(1) Pour plus d’informations sur la question, voir notre livre Farâ’id Al-Qawâ‘id Li-Halli Ma‘âqid Al-Maşâjid, p. 32, 79.