Le jugement relatif à la femme qui sort pour travailler en cas de nécessité | Le site officiel du Cheikh Mohamed Ali FERKOUS
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Lundi 14 Rabî` Eth-Thânî 1442 H - 30 novembre 2020 G

Fatwa n° 270

Catégorie : Fatwas relatives aux Femmes - La femme

 

Le jugement relatif à la femme qui sort
pour travailler en cas de nécessité

 

Question :

Une sœur, dont le père est chômeur, a terminé ses études universitaires. Elle a de petits frères et sœurs qui n’ont personne pour subvenir à leurs besoins. Lui est-il permis d’aller travailler dans ce cas ? Cela, d’une part, et d’autre part, un homme, qui fait ses cinq prières à la mosquée, s’est présenté pour demander sa main. Il a une bonne moralité et c’est un commerçant. Doit-elle l’accepter comme époux ou bien elle devra chercher un travail pour sa subsistance?

 

Réponse :

La Louange est à Allâh, Le Seigneur des mondes. Et que la prière et le salut soient sur celui qu’Allâh a envoyé en miséricorde pour l’univers, ainsi que sur sa famille, ses compagnons et ses frères jusqu’au Jour de la Rétribution. Cela dit :

La femme n’est pas recommandée de sortir pour travailler afin de subvenir aux besoins de sa famille, étant donné qu’il y a un père capable de le faire en travaillant. À la base, ce sont les tuteurs de la femme qui doivent subvenir les besoins de la femme, jusqu’elle se rend à la demeure conjugale où son mari la prendra en charge. À l’origine, les choses sont ainsi. Néanmoins, s’il se trouve que la femme n’a personne pour subvenir à ses besoins en nourriture, en habillement et en médicaments, et de surcroit, elle a des frères cadets et mineurs qui sont incapables de travailler. il lui est donc permis de sortir pour travailler même si, en cela, elle contrevient au fondement qui lui sied, mais exceptionnellement par besoin et nécessité. Elle peut sortir en étant conforme aux règles religieuses : en préservant leur chasteté et leur partie à cacher, en délaissant l’embellissement et le parfum, en évitant la mixité avec les hommes étrangers ou s’isoler avec eux, etc. Néanmoins, dans le cas où le danger fait défaut et qu’elle trouve quelqu’un qui le fasse, dans ce cas-là, elle retournera au fondement qui lui sied, en restant chez elle, car Allâh le Très Haut a dit :

﴿وَقَرْنَ فِي بُيُوتِكُنَّ وَلاَ تَبَرَّجْنَ تَبَرُّجَ الْجَاهِلِيَّةِ الأُولَى [الأحزاب: ٣٣]

Sens du verset :

Restez dans vos foyers, et ne vous exhibez pas à la manière des femmes d’avant l’Islam [Djâhiliyya]. ﴿ [s. Al-Ahzâb (les Coalisés) : v. 33]

Cela dit, si la femme est en mesure de se marier et si elle voyait qu’en négligeant cela, elle craint, d’une part, de tomber dans la turpitude (fitna), et d’autre part, elle se sent capable d’assumer avec son époux les limites décrétées par Allâh et trouve qui peut s’occuper de ses petits frères. Dans ce cas là, il ne lui est permis de se marier qu’avec un homme apte, sunnite dans son dogme, sa pratique et son comportement, et qui possède une morale et une religion satisfaisantes.

Le savoir parfait appartient à Allâh, et notre dernière invocation est qu'Allâh, Seigneur des Mondes, soit Loué et que prière et salut soient sur notre Prophète, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu'au Jour de la Résurrection.

 

Alger, le 20 Doû-L-Qa‘da 1418 H,
correspondant au 19 mars 1998 G.