Le jugement concernant la présentation des condoléances au mécréant | Le site officiel du Cheikh Mohamed Ali FERKOUS
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Jeudi 27 Rabî` Eth-Thânî 1443 H - 02 décembre 2021 G

Fatwa n° 266

Catégorie : Fatwas relatives aux funérailles

Le jugement concernant
la présentation des condoléances au mécréant

Question :

Est-il permis de présenter les condoléances au mécréant ?

 

Réponse :

Louange à Allâh, Maître des Mondes, et paix et salut soient sur celui qu’Allâh a envoyé en miséricorde pour le monde entier, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu’au Jour de la Résurrection. Cela dit :

Il est permis de présenter les condoléances aux mécréants, selon ce qui a été rapporté de quelques Pieux Prédécesseurs qui l’ont fait pour un chrétien, en lui disant : «Crains Allâh et sois endurant.» Il a été rapporté d’Al Haşane qu’il a dit : «Si tu présentes des condoléances à un dhimmî(1), dis-lui :“Seul le bien te touchera’’.» Il a été, également, rapporté d’Ishâq qu’il a dit, en présentant ses condoléances à un associateur : «Qu’Allâh augmente ton bien et ta progéniture.»(2)

Il est fort possible que cela soit spécifique au dhimmi, à celui qui a pactisé (avec les musulmans) et à celui qui s’est placé sous leur protection, à l’exception du combattant. Cela rentre dans le cadre général de la bienfaisance et de la générosité envers eux, car Allâh le Très Haut a dit :

﴿لَّا يَنۡهَىٰكُمُ ٱللَّهُ عَنِ ٱلَّذِينَ لَمۡ يُقَٰتِلُوكُمۡ فِي ٱلدِّينِ وَلَمۡ يُخۡرِجُوكُم مِّن دِيَٰرِكُمۡ أَن تَبَرُّوهُمۡ وَتُقۡسِطُوٓاْ إِلَيۡهِمۡۚ إِنَّ ٱللَّهَ يُحِبُّ ٱلۡمُقۡسِطِينَ ٨[الممتحنة: 8]

Sens du verset :

Allâh ne vous défend pas d'être bienfaisants et équitables envers ceux qui ne vous ont pas combattus pour la religion et ne vous ont pas chassés de vos demeures. Car Allâh aime les équitables. ﴿[s. Al-Moumtihina (l’Éprouvée) : v. 8]

Le savoir parfait appartient à Allâh, et notre dernière invocation est qu’Allâh, le Seigneur des Mondes, soit loué et que paix et salut soient sur notre Prophète Mohammad, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu’au Jour de la Résurrection.

 

Alger, le 20 de Djoumâdâ At-Thâniya 1426 H,
 correspondant au 5 août 2005.

 


(1) Un dhimmi est un citoyen non-musulman d’un État musulman, lié à celui-ci par un « pacte » de protection et soumis à des impôts spécifiques. (NDT).

(2) Cf. : Ahkâm Ahl Ad-Dhimma d’Ibn Qayyim (1/204-205).