De l’utilisation des cassettes contenant des chants dans les fêtes de mariage | Le site officiel du Cheikh Mohamed Ali FERKOUS
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Vendredi 10 Cha`bân 1441 H - 03 avril 2020 G



Fatwa n° 587

Catégorie : Fatwas relatives à la Famille - L'acte de mariage - Les étiquettes du mariage

De l’utilisation des cassettes contenant
des chants dans les fêtes de mariage

Question :

Est-il permis de faire usage de cassettes contenant des chants dans les fêtes de mariage ?

 

Réponse :

Louange à Allâh, Maître des Mondes ; et paix et salut sur celui qu’Allâh عزّ وجلّ a envoyé en miséricorde pour le monde entier, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu’au Jour de la Résurrection. Cela dit :

Si ces chants sont dépourvus de l’usage des flûtes et des instruments musicaux, à l’exception du Douf qui est autorisé, et si les paroles dont ils sont composés ne comportent ni description des charmes de la femme ou du vin ni une mention de la dépravation, et si l’annonce du mariage se déroule entre femmes parmi lesquelles se trouve celle qui chante – réellement ou à travers la cassette – avec toutes ces conditions, j’espère que cela sera valable(1), car il est authentiquement rapporté que « ‘Â’icha رضي الله عنها avait introduit une femme, le jour de la fête de son mariage, à [son mari qui était] un homme d’Al-Ansâr. Le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم lui avait dit : “Ô ‘Â’icha ! Quel amusement y avait-il ? Car Al-Ansâr ont du goût pour l’amusement. »(2) Il est, également, rapporté qu’Ar-Roubayi‘ bint Mou‘awwidh رضي الله عنها a dit : « Le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم était entré chez moi après que mon mariage soit consommé. Il s’était assis sur mon lit tel que tu t’assois devant moi. Quelques petites filles parmi nos servantes commencèrent, alors, à battre du Douf et à réciter des poèmes élégiaques évoquant mes ascendants qui étaient tués à la bataille de Badr, lorsque l’une d’elles dit : et il y a parmi nous un prophète qui sait ce qui adviendra demain.” Le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم lui dit alors : “Ne dis pas cela ! Reprends, plutôt, ce que tu disais avant.” »(3) En outre, le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم dit : « Ce qui distingue l’illicite du licite est l’usage du Douf(4)

Le savoir parfait appartient à Allâh سبحانه وتعالى, et notre dernière invocation est qu’Allâh, Seigneur des Mondes, soit Loué et que prière et salut soient sur notre Prophète, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu’au Jour de la Résurrection.

 

Alger, le 3 de Safar 1428 H,
correspondant au 21 février 2007 G.

 



(1) Toutefois, pour ce qui est des hommes, l’interdiction concernant ce sujet reste toujours en vigueur car, comme il leur est interdit de s’introduire dans l’assemblée des femmes, il leur est aussi interdit d’écouter les cassettes de chants des femmes, sauf ce qui arrive par coïncidence pour les deux faits.

(2) Rapporté par Al-Boukhârî (5162), par l’intermédiaire de ‘Â’icha رضي الله عنها.

(3) Rapporté par Al-Boukhârî (5147), par l’intermédiaire d’Ar-Roubayyi‘ bint Mou‘awwidh qui a dit : « Le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم était entré chez moi après que mon mariage fut consommé. Il s’était assis sur mon lit tel que tu t’assois devant moi. Quelques petites filles parmi nos servantes commencèrent, alors, à battre du douf et à réciter des poèmes élégiaques évoquant nos pères qui étaient tués à la bataille de Badr, lorsque l’une d’elles dit : “… et il y a parmi nous un prophète qui sait ce qui adviendra demain.Le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم lui dit alors : “Ne dis pas cela ! Reprends, plutôt, ce que tu disais avant.” »

(4) Genre de tambourin. (NDT).

(5) Rapporté par : At-Tirmidhî (1088), An-Naşâ’î (3369), Ibn Mâdjah (1896) et Ahmad dans Al-Mousnad (15451), par l’intermédiaire de Mouhammad ibn Hâtib رضي الله عنه. Ce hadith est jugé haşane (bon) par Al-Albânî dans Al-Irwâ’ (1994) et dans Âdâb Az-Zifâf (p. 111).