La prière des deux Rak‘a si la mariée se trouve indisposée | Le site officiel du Cheikh Mohamed Ali FERKOUS
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Dimanche 5 Cha`bân 1441 H - 29 mars 2020 G



Fatwa n° 590

Catégorie : Fatwas relatives à la Famille - L'acte de mariage - Les étiquettes du mariage

La prière des deux Rak‘a
si la mariée se trouve indisposée

Question :

Si le mari trouve sa femme en période de menstruations, la nuit de leurs noces, est-ce qu’il priera les deux Rak‘a(1) tout seul ou l’attendra-il jusqu’à ce qu’elle se soit purifiée ?

 

Réponse :

Louange à Allâh, Maître des Mondes ; et paix et salut sur celui qu’Allâh عزّ وجلّ a envoyé en miséricorde pour le monde entier, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu’au Jour de la Résurrection. Cela dit :

Pour ce qui est de la prière des mariés, il est, en effet, recommandé qu’ils prient ensemble deux Rak‘a conformément aux textes authentiquement rapportés à ce sujet(2). Il est, également, recommandé que le mari pose sa main sur la tête de sa femme et invoque Allâh lorsqu’il veut entreprendre la consommation du mariage, comme il L’invoquera aussi avant cet acte, prononcera le Nom d’Allâh سبحانه وتعالى et demandera Sa bénédiction pour lui et pour elle, tel qu’il est cité dans le hadith : « Ô Allâh ! Je Te demande de m’accorder son bien et le bien du caractère sur lequel Tu l’as façonnée, et je me réfugie auprès de Toi contre son mal et le mal du caractère sur lequel Tu l’as façonnée. » Puis, qu’il L’invoque afin qu’Il lui accorde la bénédiction(3).

Par ailleurs, si le mari trouve sa femme indisposée cette nuit-là, il faudrait, apparemment, qu’il fasse cette prière tout seul vu qu’il y a un empêchement qui la retient de prier avec lui. Néanmoins, elle sera – si Allâh le veut – récompensée pour cette prière étant donné l’intention qu’elle avait de la faire. Quant au mari, il faudrait qu’il prie ces deux Rak‘a en guise de remerciement à Allâh عزّ وجلّ Qui l’a guidé à suivre l’exemple des prophètes et des messagers auxquels nous devons emboîter le pas et suivre la direction. Allâh سبحانه وتعالى dit :

﴿وَلَقَدۡ أَرۡسَلۡنَا رُسُلٗا مِّن قَبۡلِكَ وَجَعَلۡنَا لَهُمۡ أَزۡوَٰجٗا وَذُرِّيَّةٗۚ[الرعد: 38].

Sens du verset :

Et Nous avons, certes, envoyé avant toi des messagers, et leur avons donné des épouses et des descendants  ﴿ [s. Ar-Ra‘d (le Tonnerre) : v.38]

Du reste, il est connu qu’il est interdit à la femme d’accomplir la prière et d’autres actes [cultuels] lorsqu’elle a ses règles, conformément au hadith dans lequel le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم dit : « Qu’elle délaisse la prière les jours de ses règles. »(4) Malgré cela, ses règles ne doivent pas l’empêcher d’accomplir d’autres actes qui sont recommandés pendant la nuit de noces, tels que le fait que le mari caresse sa femme, pose sa main sur sa tête et jouit d’elle, excepté le fait d’avoir des rapports intimes avec elle par l’entre-jambes.

Le savoir parfait appartient à Allâh سبحانه وتعالى, et notre dernière invocation est qu’Allâh, Seigneur des Mondes, soit Loué et que prière et salut soient sur notre Prophète, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu’au Jour de la Résurrection.

 

Alger, le 10 Safar 1428 H,
correspondant au 28 février 2007 G.

 



(1) Unité de prière. (NDT).

(2) Il est rapporté qu’Aboû Sa‘îd, le domestique d’Aboû Oușayd, a dit : « Je me suis marié alors que j’étais esclave et j’avais invité à mon mariage certains Compagnons du Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم : Ibn Mas‘oûd, Aboû Dhar et Houdhayfa afin qu’ils m’apprennent [comment dois-je procéder la nuit de mes noces]. L’un d’eux me dit : “Quand ta femme s’introduit chez toi, prie deux Rak‘a et demande à Allâh de t’accorder le bien de celle qui s’est introduite et cherche refuge auprès de Lui contre son mal, puis l’affaire vous concerne toi et ta femme.” » Ce hadith est rapporté par Ibn Abî Chayba dans Al-Mousannaf (25469) et par ‘Abd Ar-Razzâq dans Al-Mousannaf (11542).Par ailleurs, il est rapporté qu’Aboû Wâ’il a dit : « Un homme était venu à Ibn Mas‘oûd et lui avait dit : “Je me suis marié avec une femme et j’ai peur qu’elle me déteste.” Alors, ‘Abd Allâh [Ibn Mas‘oûd] lui avait répondu : “Certes, la cordialité provient d’Allâh, et l’antipathie provient du diable pour qu’il fasse détester à l’homme ce qu’Allâh lui a autorisé. Donc, lorsqu’on te fait introduire ta femme, ordonne-lui de prier deux Rak‘a derrière toi.” ». Ce hadith est rapporté par At-Tabarânî dans Al-Mou‘djam Al-Kabîr (8993) et par ‘Abd Ar-Razzâq dans Al-Mousannaf (11541). Al-Haythamî a dit dans Madjma‘ Az-Zawâ‘id (4/536) : « Ce hadith est rapporté par At-Tabarânî, et les hommes de sa chaîne de transmission sont cités par Al-Boukhârî et Mouslim dans leurs recueils As-Sahîh. » Cf. : Âdâb Az-Zifâf (p. 22-24) d’Al-Albânî ـ رحمه الله ـ.

(3) Rapporté par Aboû Dâwoûd (2160) et par Ibn Mâdjah (2252), par l’intermédiaire de ‘Amr ibn Chou‘ayb d’après son père, d’après son grand-père رضي الله عنه. Ce hadith est jugé authentique par An-Nawawî dans Al-Adhkâr (357) et est jugé haşane (bon) par Al-Albânî dans Âdâb Az-Zifâf (p. 20).

(4) Rapporté par : Aboû Dâwoûd (281), An-Naşâ’î (210) et Ad-Dâraqoutnî dans As-Sounane (809), par l’intermédiaire de ‘Â’icha رضي الله عنها. Al-Albânî l’a jugé authentique dans Al-Irwâ’ (2118-2119).