Le jugement relatif aux félicitations présentéesà l’occasion du nouveau-né | Le site officiel du Cheikh Mohamed Ali FERKOUS
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Samedi 23 Dhou El-Hijjah 1440 H - 24 août 2019 G



Fatwa n° 784

Catégorie : Fatwas relatives aux Boissons et aux Aliments - Aqîqa

Le jugement relatif aux félicitations
présentéesà l’occasion du nouveau-né

Question :

Est-il permis de présenter ses félicitations à l’occasion d’une nouvelle naissance ?

Réponse :

Louange à Allâh, Maître des Mondes ; et paix et salut sur celui qu’Allâh عزّ وجلّ a envoyé en miséricorde pour le monde entier, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu’au Jour de la Résurrection. Cela dit :

On ne connaît rien de tout cela dans la Sounna, mais on a rapporté que certains suiveurs, tel Al-Haşane Al-Basrî, avaient félicité le père en disant : « Qu’Allâh bénisse ton nouveau-né ; que tu remercies le Donneur ; qu’il atteigne sa maturité et que tu récoltes sa reconnaissance.» Le père répond : « Qu’Allâh vous comble de Sa rétribution.» etc.(1) Ces paroles ont été préférées parce que cela rentre sous le titre de la bonne parole tel son hadithصلَّى الله عليه وسلَّم : « Préservez vous de l’enfer même par une demi-datte. Celui qui ne trouve rien, que cela soit fait avec la bonne parole.»(2) Et dans un autre hadith : « La bonne parole est une aumône.»(3)

Le principe connu est de faire entrer la joie dans le cœur du musulman en vue de renforcer les liens de frater­nité, de bien apprécier les liens d’amitié, et de répandre lasociabilité entre les musulmans, car le musulman est sociable et sensible à la sociabilité(4). Pour cela, il lui est préférablede prendre l’initiative pour donner la joie à son frère et luidire ce qui le rendrait heureux, et il ne manquera pas de leféliciter et d’invoquer Allâh pour lui ainsi que pour sonfils. Cela est appuyé par ce qui a été rapporté, avec unechaîne de transmission coupée, d’après Mou‘âwiya ibn Qourra ـ رحمه الله ـ : « Quand j’ai eu Iyâs, j’ai invité un groupe de Compa­gnons du Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم et je leur ai fait à manger ; ils ont invoqué Allâh pour moi. Je leur ai dit : “Je vous remercie d’avoir fait des implorations pour moi, et qu’Allâh vous bénisse, et lorsque je fais des invocations dites : ‘Âmîn’.” Il a dit : “J’ai beaucoup imploré, pour sa religion et pour sa raison”(5)

Le savoir parfait appartient à Allâh سبحانه وتعالى, et notre dernière invocation est qu’Allâh, Seigneur des Mondes, soit Loué et que prière et salut soient sur notre Prophète, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu’au Jour de la Résurrection.

 

Alger, le 20 de Mouharram 1428 H
correspondant au 8 février 2007 G.

 



(1) Il peut répondre au félicitant, en disant : «Qu’Allâh bénisse tout ce qu’Il vous a accordé», ou bien : «Qu’Allâh vous récompense en bien et qu’Il vous donne de même.» [Al-Adhkâr d’An-Nawawî (256)].

(2) Rapporté par : Al-Boukhârî (6540) et Mouslim (1016), d’après ‘Adiy ibn Hâtim رضي الله عنه.

(3) Rapporté par : Al-Boukhârî (2989) et Mouslim (1009), d’après Aboû Hourayra رضي الله عنه.

(4) Voir le hadith rapporté par Ahmad (9198) et Al-Hâkim (59), d’après Aboû Hourayra رضي الله عنه : «Le croyant est sociable, et il n’y a pas de bien en celui qui n’est pas sociable.» Le hadith qualifié de haşane (bon) par Al-Albânî dans As-Sahîha (426). Cf. : Al-Maqâsid Al-Haşana d’As-Sakhâwî (515).

(5) Rapporté par Al-Boukhârî dans Al-Adab Al-Moufrad (1255), d’après Mou‘âwiya ibn Qourra ـ رحمه الله ـ. Cf. : Sahîh Al-Adab Al-Moufrad d’Al-Albânî (955).