La célébration de la naissance du Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم | Le site officiel du Cheikh Mohamed Ali FERKOUS
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Jeudi 21 Dhou El-Hijjah 1440 H - 22 août 2019 G

Article mensuel n° 7

La célébration
de la naissance du Prophète
صلَّى الله عليه وسلَّم

Les conditions exigées
pour l’acceptation de l’adoration

Louange à Allâh, Maître des Mondes, et paix et salut soient sur celui qu’Allâh a envoyé en miséricorde pour le monde entier, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu’au Jour de la Résurrection. Ceci dit :

Ahl As-Sounna Wal-Djamâ‘a (les Gens de la Sounna et du Groupe) se sont mis d’accord que l’adoration ne peut être acceptée ou validée que si elle remplit deux conditions fondamentales :

La première condition fondamentale consiste à adorer uniquement Allâh sans Lui associer qui que ce soit. On entend par là, la sincérité qui consiste à vouer à Allâh une adoration purifiée de toutes les souillures du Chirk (poly­théisme). Ce dernier annule tout rite auquel il est mêlé.

Allâh عزّ وجلّ dit :

﴿وَلَقَدْ أُوحِيَ إِلَيْكَ وَإِلَى الَّذِينَ مِنْ قَبْلِكَ لَئِنْ أَشْرَكْتَ لَيَحْبَطَنَّ عَمَلُكَ وَلَتَكُونَنَّ مِنَ الْخَاسِرِينَ. بَلِ اللهَ فَاعْبُدْ وَكُنْ مِنَ الشَّاكِرِينَ﴾ [الزمر: 65-66].

Sens du verset :

En effet, il t’a été révélé, ainsi qu’à ceux qui t’ont précédé : « Si tu donnes des associés à Allâh, ton œuvre sera certes vaine ; et tu seras très certainement du nombre des perdants. Tout au contraire, adore Allâh Seul et sois du nombre des reconnaissants »﴿ [Az-Zoumar (les Groupes) : v. 65-66].

Allâh عزّ وجلّ dit aussi :

﴿وَلَوْ أَشْرَكُوا لَحَبِطَ عَنْهُمْ مَا كَانُوا يَعْمَلُونَ﴾ [الأنعام: 88].

Sens du verset :

Mais s’ils avaient donné à Allâh des associés, alors, tout ce qu’ils auraient fait eût certainement été vain﴿ [s. Al-An‘âm (les Bestiaux) : v. 88]

De plus, ce principe implique qu’Allâh est le Seul à éta­blir et à instituer les préceptes et les rites.

Allâh عزّ وجلّ dit :

﴿أَمْ لَهُمْ شُرَكَاءُ شَرَعُوا لَهُمْ مِنَ الدِّينِ مَا لَمْ يَأْذَنْ بِهِ اللهُ﴾ [الشورى: 21].

Sens du verset :

Ou bien auraient-ils des associés [à Allâh] qui auraientétabli pour eux des lois religieuses qu’Allâh n’a jamais permises﴿ [s. Ach-Choûrâ (la Consultation) : v. 21]

Allâh عزّ وجلّ dit aussi :

﴿ثُمَّ جَعَلْنَاكَ عَلَى شَرِيعَةٍ مِنَ الأَمْرِ فَاتَّبِعْهَا وَلاَ تَتَّبِعْ أَهْوَاءَ الَّذِينَ لاَ يَعْلَمُونَ﴾ [الجاثية: 18].

Sens du verset :

Puis, Nous t’avons mis sur la voie de l’Ordre [une religion claire et parfaite]. Suis-la donc et ne suis pas les passions de ceux qui ne savent pas﴿ [s. Al-Djâthiya (l’Agenouillée) : v. 18]

Allâh عزّ وجلّ dit, en parlant de Son Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم :

﴿قُلْ مَا كُنْتُ بِدْعًا مِنَ الرُّسُلِ وَمَا أَدْرِي مَا يُفْعَلُ بِي وَلاَ بِكُمْ إِنْ أَتَّبِعُ إِلاَّ مَا يُوحَى إِلَيَّ وَمَا أَنَا إِلاَّ نَذِيرٌ مُبِينٌ﴾ [الأحقاف: 9].

Sens du verset :

Dis : « Je ne suis pas une innovation parmi les Messagers ; et je ne sais pas ce que l’on fera de moi, ni de vous. Je ne fais que suivre ce qui m’est révélé ; et je ne suis qu’un avertisseur clair. »﴿ [s. Al-Ahqâf (les Dunes) : v. 9]

Ceci signifie que l’adoration prescrite par Allâh est restreinte aux textes coraniques et prophétiques en ce qui concerne sa forme, son nombre, ses temps déterminés et ses mesures dont la transgression n’est aucunement per­mise, et nul avis contraire à ces textes ne peut être pris en considération.

Allâh عزّ وجلّ dit :

﴿فَاسْتَقِمْ كَمَا أُمِرْتَ وَمَنْ تَابَ مَعَكَ وَلاَ تَطْغَوْا إِنَّهُ بِمَا تَعْمَلُونَ بَصِيرٌ﴾ [هود: 112].

Sens du verset :

Demeure sur le droit chemin comme il t’est commandé, ainsi que ceux qui sont revenus [à Allâh] avec toi. Et ne commettez pas d’excès. Car vraiment, Il observe ce que vous faites﴿ [s. Hoûd : v. 112]

La deuxième condition fondamentale c’est d’adorer Allâh selon Ses prescriptions transmises par la Tradition prophétique. En cela, il est bien clair que le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم est le seul et unique intermédiaire pour transmettre la Révélation d’Allâh عزّ وجلّ et élucider Sa Charia par ses actes et ses propos. Aussi, le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم est notre exemple à suivre dans l’ado­ration, et celle-ci ne peut être valide et correcte que si elle est vouée uniquement à Allâh et conforme à la Tradition du Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم. Allâh عزّ وجلّ dit :

﴿فَمَنْ كَانَ يَرْجُو لِقَاءَ رَبِّهِ فَلْيَعْمَلْ عَمَلاً صَالِحًا وَلاَ يُشْرِكْ بِعِبَادَةِ رَبِّهِ أَحَدًا﴾ [الكهف: 110].

Son du verset :

Quiconque, donc, espère rencontrer son Seigneur, qu’il fasse de bonnes actions et qu’il n’associe dans Son adoration aucun autre à Son Seigneur﴿ [s. Al-Kahf (la Caverne: v. 110]

Allâh a ordonné d’obéir à Son Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم en considérant que son obéissance est inhérente à la Sienne. Allâh عزّ وجلّ dit :

﴿مَنْ يُطِعِ الرَّسُولَ فَقَدْ أَطَاعَ اللهَ﴾ [النساء: 80].

Sens du verset :

Quiconque obéit au Messager obéit certainement à Allâh﴿ [s. An-Nişâ’ (les Femmes) : v. 80]

Allâh عزّ وجلّ dit aussi :

﴿وَمَا آتَاكُمُ الرَّسُولُ فَخُذُوهُ وَمَا نَهَاكُمْ عَنْهُ فَانْتَهُوا﴾ [الحشر: 7].

Sens du verset :

Prenez ce que le Messager vous donne ; et ce qu’il vous interdit, abstenez-vous-en﴿ [s. Al-Hachr (l’Exode) : v. 7]

Dans un autre verset :

﴿لَقَدْ كَانَ لَكُمْ فِي رَسُولِ اللهِ أُسْوَةٌ حَسَنَةٌ لِمَنْ كَانَ يَرْجُو اللهَ وَالْيَوْمَ الآخِرَ وَذَكَرَ اللهَ كَثِيرًا﴾ [الأحزاب: 21].

Sens du verset :

En effet, vous avez dans le Messager d’Allâh un excellent modèle [à suivre], pour quiconque espère en Allâh et au Jour Dernier et invoque Allâh fréquemment﴿ [s. Al-Ahzâb (les Coalisés) : v. 21]

De même, le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم dit : « Quiconque accomplit un acte [religieux] que nous n’avons pas ordonné le verra rejeté. »(1)

Le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم a élucidé cette religion et l’a trans­mise de la meilleure façon qui soit, exécutant ainsi l’ordre qu’Allâh lui a intimé en disant :

﴿يَا أَيُّهَا الرَّسُولُ بَلِّغْ مَا أُنْزِلَ إِلَيْكَ مِنْ رَبِّكَ وَإِنْ لَمْ تَفْعَلْ فَمَا بَلَّغْتَ رِسَالَتَهُ﴾ [المائدة: 67].

Sens du verset :

Ô Messager, transmets ce qui t’a été descendu de la part de Ton Seigneur. Si tu ne le faisais pas, alors tu n’aurais pas communiqué Son Message﴿ [s. Al-Mâ’ida (la Table Servie) : v. 67]

Le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم a, donc, accompli dûment Son Ordre.Ainsi, et à travers Son Messager صلَّى الله عليه وسلَّم, Allâh a parachevé cette religion sans jamais rien lui omettre, comme Il l’a agréée sans jamais la réprouver.

Allâh عزّ وجلّ dit :

﴿الْيَوْمَ أَكْمَلْتُ لَكُمْ دِينَكُمْ وَأَتْمَمْتُ عَلَيْكُمْ نِعْمَتِي وَرَضِيتُ لَكُمُ الإِسْلاَمَ دِينًا﴾ [المائدة: 3].

Sens du verset :

Aujourd’hui, J’ai parachevé pour vous votre reli­gion, et accompli sur vous Mon bienfait. Et J’agrée l’Islam comme religion pour vous﴿ [s. Al-Mâ’ida (la Table Servie) : v. 3]

La Charia est, donc, parachevée, et n’a nul besoin de rajouts des hérétiques ou d’une quelconque correction. Le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم dit : « Par Allâh, je vous ai laissés sur une voie si claire que sa nuit et son jour sont pareils [par leur clarté]. »(2) Sa communauté a témoigné qu’il a transmis le Message d’Allâh en toute fidélité, comme il leur a demandé de le faire lors de la plus grande réunion, lorsqu’il faisait le sermon [du Pèlerinage] de l’Adieu. Puis, les gens dévoués de nos Salaf (Pieux Prédécesseurs), représentés par les Com­pagnons رضي الله عنهم et ceux qui les ont suivis sur la bonne voie, se sont attachés à la noble Tradition prophétique sans la changer ni l’altérer, tout en empruntant le droit chemin. Cependant, ceux qui évitent ce chemin et s’en écartent, connaîtront, certes, une triste fin. Allâh عزّ وجلّ dit :

﴿وَمَنْ يُشَاقِقِ الرَّسُولَ مِنْ بَعْدِ مَا تَبَيَّنَ لَهُ الْهُدَى وَيَتَّبِعْ غَيْرَ سَبِيلِ الْمُؤْمِنِينَ نُوَلِّهِ مَا تَوَلَّى وَنُصْلِهِ جَهَنَّمَ وَسَاءَتْ مَصِيرًا﴾ [النساء: 115].

Sens du verset :

Et quiconque fait scission d’avec le Messager, après que le droit chemin lui est apparu et suit un sentier autre que celui des croyants, alors Nous lui collerons ce qu’il s’est collé, et le brûlerons dans l’enfer. Et quelle mauvaise destination ﴿ [s. An-Nişâ’ (les Femmes) : v. 115]

La célébration de la naissance du Prophète
et l’origine de cet évènement

Ces gens (Pieux Prédécesseurs) sont ceux qui aiment vraiment le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم, l’honorent, le considèrent sincèrement et se soumettent à sa Charia en exécutant ses ordres, évitant ses interdits, acceptant avec soumission ses jugements et se conforment à sa Tradition dans le fond comme dans la forme, afin d’observer l’Appel d’Allâh عزّ وجلّ Qui dit :

﴿قُلْ إِنْ كُنْتُمْ تُحِبُّونَ اللهَ فَاتَّبِعُونِي يُحْبِبْكُمُ اللهُ وَيَغْفِرْ لَكُمْ ذُنُوبَكُمْ وَاللهُ غَفُورٌ رَحِيمٌ﴾ [آل عمران: 31].

Sens du verset :

Dis : « Si vous aimez vraiment Allâh, suivez-moi ; Allâh vous aimera alors et vous pardonnera vos péchés. Allâh est Pardonneur et Miséricordieux. »﴿ [s. Âl-‘Imrâne (la Famille d’Imrane) : v. 31]

Ibn Kathîr a dit : « Ce verset juge mensongère toute personne prétendant aimer Allâh sans suivre la voie du Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم tant qu’elle ne se conforme pas à sa Tradition ainsi qu’à la religion qu’il a transmises, en actes et en paroles, conformé­ment au hadith rapporté par Mouslim dans lequel le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم dit :  Quiconque accomplit un acte [religieux] que nous n’avons pas ordonné le verra rejeté. (3) … Al-Haşane Al-Bas et d’autres savants parmi les Salaf ont signalé cela : “Certains avaient prétendu aimer Allâh ; cependant, Allâh les a mis à l’épreuve par la révélation de ce verset :

﴿قُلْ إِنْ كُنْتُمْ تُحِبُّونَ اللهَ فَاتَّبِعُونِي يُحْبِبْكُمُ اللهُ﴾ [آل عمران: 31].

Sens du verset :

Dis : « Si vous aimez vraiment Allâh, suivez-moi, Allâh vous aimera alors. »﴿ [s. Âl-‘Imrâne (la Famille d’Imrane) : v. 31] »(4)

Sur ce, la célébration de la naissance du Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم, innovée par certaines gens, ou bien par imitation des chrétiens qui célèbrent la naissance de Jésus عليه السلام, ou bien, soi-disant par amour et respect au Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم, est considérée comme un acte d’hérésie interdit par la Charia, tant qu’elle n’a pas de fondement dans le Coran et dans la Sounna. Le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم n’a jamais célébré la naissance de l’un des prophètes ou des pieuses gens qui l’avaient précédé, ni celui de son père Adam عليه السلام, ni celui de ceux qui étaient morts avant lui comme son oncle Hamza ou sa femme Khadîdja رضي الله عنهما. Aussi, les Com­pagnons رضي الله عنهم et ceux qui les ont suivis dans la bonne voie n’avaient nullement coutume de célébrer de tels événements, de même qu’on n’a jamais rapporté que les gens des Trois meilleures générations, ni les imams, chefs des quatre grandes écoles jurisprudentielles, Aboû Hanîfa, Mâlik, Ach-Châfi‘î et Ahmad, avaient accompli un tel acte.

Compte tenu de tout cela, si cette célébration était permise par la Charia, cela aurait été sûrement sauvegardé et transmis, étant donné qu’Allâh a assumé la sauvegarde et l’intégrité de Sa Charia. Allâh عزّ وجلّ dit :

﴿إِنَّا نَحْنُ نَزَّلْنَا الذِّكْرَ وَإِنَّا لَهُ لَحَافِظُونَ﴾ [الحجر: 9].

Sens du verset :

En vérité c’est Nous qui avons fait descendre le Coran (la révélation), et c’est Nous qui en sommes Gardiens﴿
[s. Al-Hidjr : v. 9]

Et si cette célébration était vraiment sauvegardée, les califes bien guidés, les Compagnons et ceux qui les ont suivis dans la bonne voie رضي الله عنهم ne l’auraient, certes, pas délaissée. Et si elle était une adoration de mérite qui exprime ou prouve l’amour du Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم, ils nous auraient sûrement devancés à la pratiquer ; mais, puisqu’ils ne le firent pas, cela indique qu’elle ne fait aucunement partie de la religion d’Allâh. Le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم dit : « Quiconque invente en notre religion ce qui n’en fait partie verra son apport rejeté. »(5) Dans une autre version rapportée par Mouslim, il dit : « Quiconque accomplit un acte [religieux] que nous n’avons pas ordonné le verra rejeté. »(6) Il dit aussi : « La meilleure des paroles est le Livre d’Allâh, et la meilleure voie est celle de Son Pro­phète ; et les pires choses en religion sont les actes d’hérésie et toute hérésie est un égarement certain. »(7)

Le Compagnon Houdhayfa رضي الله عنه a dit : « N’accomplissez point des adorations que les Compagnons du Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم n’ont pas accomplies, car les prédécesseurs n’ont rien failli pour le mentionner aux successeurs. »(8) ‘Abd Allâh ibn Maş‘oûd رضي الله عنه a dit aussi : « Suivez et n’innovez point, car, certes, ce qui vous a été légué vous suffit ; et tout acte d’hérésie est un égarement. »(9)

En religion, les meilleures des choses

Sont celles faites par nos prédécesseurs, gens de piété

Tandis que les plus mauvaises choses

Sont celles survenues ensuite et inventées

Le bien se réduit à suivre

Les traces des tous premiers savants

Et le mal entier vient en suivant

Les innovations ajoutées ensuite.

L’origine de cette célébration remonte à l’époque de la dynastie des Banî ‘Oubayd, chiites (Rafidites) qui se sont, faus­sement, dénommés les Fatimides. Les Fatimides ont innové de nombreuses célébrations de naissance : celle du Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم, de sa Famille et d’une multitude de saints et de pieuses gens, ainsi qu’un nombre considérable de personnes égarées comptant parmi les charlatans et les adorateurs des tombeaux.

Ils célébrèrent le jour de l’an, en imitant ainsi les juifs, et la naissance du Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم, imitant ainsi les chrétiens. Ilscélébrèrent, aussi, le jour de‘Âchoûra, la naissance du Com­pagnon ‘Ali ibn Abî Tâlib رضي الله عنه, des deux Compagnons Al-Haşane et Al-Houşayne رضي الله عنهما, de Fatima رضي الله عنها et de tout calife en place. Ils fêtent la veille du premier jour du mois de Radjab, le milieu du même mois, la veille du premier jour de Cha‘bâne, le milieu du même mois, la fête du Ghadîr, l’habillement de l’hiver, celui de l’été, la saison d’ouverture du Golfe, An-Nawroûz(10), et bien d’autres fêtes encore.

Le premier qui innova la célébration de la naissance du Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم est Al-Mou‘iz Li Dîne Allâh en l’an 362 de l’hégire, au Caire. Puis, on continua de la fêter jusqu’à ce que le commandeur des armées Al-Afdal Aboû Al-Qâşim ibn Badr Al-Djamâli, le vizir du calife Al-Mousta‘li Bi Allâh, l’annula en l’an 490 de l’hégire(11). Puis vint ‘Oumar ibn Mouhammad Al-Moulla Al-Irbilî(12), l’un des soufis les plus célèbres(13), qui fut le premier à réitérer l’acte hérétique de la célébration de la naissance du Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم à Al-Mawsil (Mossoul)(14), et par la suite, le roi d’Irbil(15) et bien d’autres suivirent son exemple.

Cela signifie clairement que ces célébrations de naissance sont innovées par la secte chiite des Fatimides batinistes et rafidites, qui sont, selon les références historiques, la cause de leur propagation et de leur large diffusion. En faisant ainsi, ils ont emboîté le pas aux juifs et aux chrétiens qu’il nous est interdit d’imiter dans le hadith qui dit : « Vous suivrez la voie de ceux qui vous ont précédés empan par empan et coudée par coudée, et même s’ils entraient dans un trou de lézard, vous les suivrez. ». Les Compagnons l’interrogèrent : « Ô Prophète d’Allâh, les juifs et les chrétiens ? ». Il répondit : « Qui donc, sinon eux ? »(16)

Sans doute, les chiites sont parmi les gens les plus influencés par les juifs et les chrétiens, et c’est pour cela qu’ils les ont imités dans leurs fêtes, dans leurs emblèmes et dans la plupart de leurs idées et croyances. Toute personne analysant les origines et les racines de la croyance des chiites y verra clairement l’empreinte des convictions idolâtres, assyriennes et babyloniennes. Leurs convictions à l’égard de ‘Alî ibn Abî Tâlib رضي الله عنه et les imams issus de la famille du Pro­phète صلَّى الله عليه وسلَّم sont similaires en tout point à celles des chrétiens à l’égard de Jésus عليه السلام. Cela n’est guère étrange, puisque celui qui a établi les fondements de la croyance chiite est ‘Abd Allâh ibn Saba’, un juif de la tribu de Himyar du Yémen, qui se convertit, en apparence, à l’Islam et transféra le contenu de la pensée et de la croyance juives au chiisme(17).

Innovations et faits blâmables

Les musulmans ne connaissaient pas les célébrations de naissance avant le IV(18), sachant que le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم dit : « Accrochez-vous à ma Sounna et à la tradition des califes bien guidés qui viendront après moi ; mordez-y à pleines dents. »(19) Or, les califes bien guidés n’ont pas animé ces célébrations.

L’origine de celles-ci remonte aux chiites ‘oubaydites (fatimides) en premier, puis les soufis les ont purement imités, faisant de la célébration de la naissance du Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم une fête religieuse, en lui incluant des actes d’hérésie, tout en prétendant aimer le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم.

Ainsi, ils allument les cierges et les bougies dans les maisons, les mosquées et auprès des tombeaux. Ils agitent les foules en utilisant des pétards de tous types et de toutes couleurs pour s’amuser et se distraire. Ils gaspillent de l’argent en achetant les outils de décoration, en organisant des fes­tivités et en préparant des repas. En parallèle, les médias diffusent à cette occasion de la musique, des chansons et des cantiques populaires. Les hommes se mêlent, au cours de ces manifestations, avec les femmes de façon tout à fait into­lérable. Dans la période de ces célébrations, des écrivains et des poètes s’appliquent à faire l’éloge du Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم et à remémorer sa biographie par le biais de journaux et de revues qui donnent accès aux gens pervers, qui suivent leurs mauvaises passions, à diffuser des critiques moqueuses, inci­tant à l’égarement et ébranlant les principes, surtout qu’elles comportent en elles-mêmes de l’extrémisme, ainsi que de fausses informations et des jugements de la Charia non confirmés. Des provocations et des défis se mêlent à leurs écrits.

Le pire est, certainement, la façon avec laquelle les confréries soufies agissent en fêtant la naissance du Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم. Elles manifestent son aspect religieux en se rassemblant autour des tombes, chantant des cantiques, prononçant des évocations déterminées et lisant des biographies relatives à la personne dont on célèbre la naissance. Tout ceci est suivi de musiques de tambours, de danses excentriques et d’applau­dissements, de même que le manque de respect envers le Livre d’Allâh. Les poèmes et les éloges faits pour le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم recèlent de l’exagération et de la galanterie, interdites parle Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم qui dit : « Ne me flattez point de la façon dont les chrétiens ont flatté Jésus, le fils de Marie. Certes, je ne suis qu’un serviteur. Donc, dîtes plutôt : Serviteur et Messager d’Allâh. »(20)

Tout cela n’est qu’un aperçu de ces actions qui, dans l’ensemble, ne sont pas différentes des festivités populaires folkloriques qui empruntent l’aspectreligieux. Les organismes officiels veillent sur ces festivités, en considérant la naissance du Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم comme étant une fête religieuse pour laquelle des jours fériés sont consacrés, alors qu’Allâh عزّ وجلّ n’a établi que deux fêtes pour les musulmans.

Anas ibn Mâlik رضي الله عنه a dit : « Lorsque le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم arriva à Médine, [il trouva que] ses habitants avaient coutume de se réjouir et de se divertir au cours de deux jours précis de l’année. Il interrogea alors les gens :  Que représentent ces deux jours ? . Ils répondirent :  Ce sont deux jours où nous avions l’habitude de nous réjouir avant l’Islam.  Il déclara alors :  Allâh les a substitués par deux autres qui sont meilleurs : le jour de l’Aïd Al-Ad-hâ et le jour de l’Aïd Al-Fitr. »(21)

Ce qui m’étonne le plus est le comportement de certains prêcheurs qui prétendaient suivre la voie des Compagnons رضي الله عنهم et de leurs successeurs dans le bien et s’attacher au Livre et à la Sounna, en les favorisant sur tout autre fondement. Ils prétendaientappliquer la religion, suivant la compréhension des Salaf dont l’honnêteté et l’imamat font l’unanimité de la communauté. Mais dès que l’influence des soufis s’amplifie dans le pays, ils participent à leurs activités et se joignent à eux autour de tables lors des festins. Ils fournissent aussi de grands efforts pour justifier les agissements de ces soufis grâce à des ambiguïtés et à des propos d’érudits avec lesquels ils forment un ensemble de preuves afin de justifier leurs points de vue et de préserver leurs intérêts et leurs objectifs. Ainsi, ils ménagent ces soufis et soutirent leur agrément, comme on dit : À Rome, il faut vivre comme les Romains. Mais, ils oublient qu’ils auraient dû s’appliquer à satisfaire Allâh, s’ils étaient sincères et réellement croyants. Le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم dit : « Quiconque cherche à satisfaire Allâh même en provoquant la colère des gens, Allâh se chargera de repousser les gens de lui ; mais quiconque provoque la colère d’Allâh en cherchant à satisfaire les gens, Allâh l’abandonnera aux gens. »(22)

Le plus étonnant encore est que dès qu’Ahl As-Sounna (les Gens de la Sounna) retrouvent l’entente et se mettent à suivre la vérité et la religion, et que leur union s’exerce à nouveau, ces gens-là connaissent aussitôt un revirement hâtif et s’empressent de se placer au premier rang pour diffuser leurs conseils et orientations. Allâh décrit ce genre de per­sonnes en disant :

﴿وَمِنَ النَّاسِ مَنْ يَقُولُ آمَنَّا بِاللهِ فَإِذَا أُوذِيَ فِي اللهِ جَعَلَ فِتْنَةَ النَّاسِ كَعَذَابِ اللهِ وَلَئِنْ جَاءَ نَصْرٌ مِنْ رَبِّكَ لَيَقُولُنَّ إِنَّا كُنَّا مَعَكُمْ أَوَلَيْسَ اللهُ بِأَعْلَمَ بِمَا فِي صُدُورِ الْعَالَمِينَ. وَلَيَعْلَمَنَّ اللهُ الَّذِينَ آمَنُوا وَلَيَعْلَمَنَّ الْمُنَافِقِينَ﴾ [العنكبوت: 10-11].

Sens du verset :

Parmi les gens, il en est qui disent : « Nous croyons en Allâh. » puis, si on les fait souffrir pour la cause d’Allâh, ils considèrent l’épreuve de la part des hommes comme un châtiment d’Allâh. Or, s’il vient du secours de ton Seigneur, ils diront certes : « Nous étions avec vous ! » Allâh n’est-Il pas le Meilleur à savoir ce qu’il y a dans les poitrines de tout le monde ? Allâh connaît parfaitement les croyants et connaît parfaitement les hypocrites﴿ [s. Al-‘Anekaboût (l’Araignée) : v. 10-11]

Ambiguïtés et tromperies

La coutume des gens qui suivent les mauvaises passions consiste à s’attacher aux ambiguïtés avec lesquelles ils trom­pent le commun des gens et leurs semblables. Des ambiguïtés que tout ignorant prend, par naïveté, pour des preuves et des jugements religieux(23).

Allâh عزّ وجلّ dit :

﴿وَيَقُولُونَ هُوَ مِنْ عِنْدِ اللهِ وَمَا هُوَ مِنْ عِنْدِ اللهِ وَيَقُولُونَ عَلَى اللهِ الْكَذِبَ وَهُمْ يَعْلَمُونَ﴾ [آل عمران: 78].

Sens du verset :

Et ils disent : « Ceci vient d’Allâh. », alors qu’il ne vient point d’Allâh. Ils disent sciemment des mensonges contre Allâh﴿ [s. Âl ‘Imrâne (la Famille d’Imrane) : v. 78]

Parmi les ambiguïtés et les arguments que ces gens avan­cent, le verset suivant :

﴿قُلْ بِفَضْلِ اللهِ وَبِرَحْمَتِهِ فَبِذَلِكَ فَلْيَفْرَحُوا هُوَ خَيْرٌ مِمَّا يَجْمَعُونَ﴾ [يونس: 58].

Sens du verset :

Dis : « [Ceci provient] de la grâce d’Allâh et de Sa miséricorde ; voilà de quoi ils devraient se réjouir. C’est bien mieux que tout ce qu’ils amassent. »﴿ [s. Yoûnous (Jonas) : v. 58]

Ils prétendent que ce verset contient un ordre qui signifie de se réjouir de la naissance du Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم et de la célébrer. Ils avancent aussi comme argument le verset suivant :

﴿وَذَكِّرْهُمْ بِأَيَّامِ اللهِ إِنَّ فِي ذَلِكَ لَآيَاتٍ لِكُلِّ صَبَّارٍ شَكُورٍ﴾ [إبراهيم: 5].

Sens du verset :

Et rappelle-leur les jours d’Allâh [Ses bienfaits]. Dans tout cela il, y a des signes pour tout homme plein d’enduranceet de reconnaissance﴿ [s. Ibrâhîm (Abraham) : v. 5], en guise de remerciement à Allâh pour la grâce de la naissance du Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم. Le verset signifierait, selon leur croyance, qu’il est permis de désigner le mois de Rabî Al-Awwal, et spé­cifiquement la douzième nuit, pour manifester la joie et la gaieté que suscite le jour de sa naissance صلَّى الله عليه وسلَّم, et enseigner aux gens tous les traits qui jalonnent sa biographie tels que ses bonnes manières, les miracles dont il a été doté, sa description générale, les épreuves et les souffrances qu’il a endurées tandis qu’il restait fidèle à l’obéissance à Allâh, et ne transgressait pas Ses interdits. Il admettait pleinement Son destin, Le remerciait amplement pour Ses bienfaits et L’adorait purement. Selon eux, tout cela est une façon de rappeler aux gens les jours d’Allâh. De même qu’ils soutiennent leur avis par le hadith rapporté par l’imam Mouslim où le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم répondit à une question relative au jeûne du lundi en disant : « C’est en ce jour que je suis né, et c’est aussi en ce jour que le Coran me fut révélé. »(24) Ce hadith prouverait que la naissance du Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم est très hono­rable, ce qui implique, d’après eux, que la célébration de sa naissance est un acte permis en Islam.

Afin d’appuyer leur avis, ils avancent aussi comme preuve, le fait qu’Aboû Lahab voit sa souffrance atténuée chaque lundi, car il avait affranchi Thouwayba lorsqu’elle lui annonça la nouvelle de la naissance du Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم comme il est rapporté par Al-Boukhâri : « ‘Ourwa a dit :  Thouwayba était une esclave d’Aboû Lahab, puis il l’affranchit et elle allaita le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم. Lorsqu’Aboû Lahab mourut, l’un de ses proches le vit en rêve dans le pire état qui soit et le ques­tionna :  Que t’est-il arrivé ?” Aboû Lahab répondit :  Je n’ai connu aucun [répit], à part que, grâce à l’affranchissement de Thouwayba, on me désaltère.  »(25) Et puisque le supplice d’Aboû Lahab est allégé grâce à la joie qu’il a éprouvée au jour de la naissance du Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم, la gaieté et la joie qu’on manifeste pour fêter ce jour sont, alors, sans doute permises par la Charia(26).

Les confréries soufies disent que cela est une sorte de remerciement à Allâh pour avoir créé le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم. Ce remerciement s’accomplit, soi-disant, en organisant des récep­tions pour donner à manger aux gens, aider les nécessiteux ainsi que les autres œuvres bénéfiques : comme le fait de se rassembler en groupe pour réciter le Coran, évoquer Allâh, invoquer la paix et le salut sur le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم et écouter et lire son honorable et glorieuse biographie. Toutes ces choses sont louables – d’après leur point de vue – et ne sauraient être interdites. Il est recommandé de les pratiquer afin d’évoquer le souvenir de l’événement. Et la preuve sur laquelle ils se basent est que le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم a incité sa communauté à jeûner le jour de ‘Âchoura en guise de remerciement à Allâh pour avoir sauvé en ce jour Moïse عليه السلام et ceux qui l’accompagnaient. Tout cela, donc, implique la permission de fêter la naissance(27) du Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم. En outre, le fait de se réunir au cours de ces festivités démontrerait l’amour et la vénération qu’on éprouve pour le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم.

Certains prétendent que les célébrations des naissances sont des usages (et non pas des actes d’adoration) des Gens du Livre, s’ils se répandent chez les musulmans, ils deviendront alors courants chez eux aussi. Or, les innovations religieuses sont inhérentes aux rites religieux et non aux usages courants.

Réfutation de ces ambiguïtés
et des autres arguments

Il est notoire que l’interprétation du verset suivant :

﴿قُلْ بِفَضْلِ اللهِ وَبِرَحْمَتِهِ فَبِذَلِكَ فَلْيَفْرَحُوا هُوَ خَيْرٌ مِمَّا يَجْمَعُونَ﴾ [يونس: 58].

Sens du verset :

Dis : [ceci provient] de la Grâce d’Allâh et de Sa Miséricorde ; voilà de quoi ils devraient se réjouir. C’est bien mieux que tout ce qu’ils amassent﴿ [s. Yoûnous (Jonas) : v. 58] par la naissance du Prophète n’est appuyée sur aucune exégèse. Elle contredit l’interprétation des honorables Com­pagnons et des éminents imams, qui ont expliqué la Grâced’Allah par le Coran et “Sa Miséricorde” par l’Islam. Ceci, est l’interprétation d’Ibn ‘Abbâs et d’Abou Sa‘îd Al-Khoudrî رضي الله عنهم ; ces derniers ont expliqué également la Grâce d’Allah” par le Coran et “Sa Miséricorde” par le fait d’être les Proches d’Allâh. D’autres ont dit l’inverse(28).

En somme, Allâh n’a pas ordonné à Ses serviteurs de fêter ou de commémorer la nuit de la naissance du Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم. Il leur a plutôt ordonné de se réjouir de l’Islam, qui est la religion de la vérité révélée au Prophète Mouhammad صلَّى الله عليه وسلَّم. Ceci est confirmé par le verset suivant :

﴿وَمَا أَرْسَلْنَاكَ إِلاَّ رَحْمَةً لِلْعَالَمِينَ﴾ [الأنبياء: 107].

Sens du verset :

Et Nous ne t’avons envoyé qu’en miséricorde pour l’univers﴿ [s. Al-Anbiyâ’ (les Prophètes) : v. 107]

Ce verset fait référence à l’envoi du Prophète Mouhammadصلَّى الله عليه وسلَّم et non pas à sa naissance. Allâh عزّ وجلّ dit, en évoquant les grâces qu’Il a octroyées aux croyants, ce qui suit :

﴿لَقَدْ مَنَّ اللهُ عَلَى الْمُؤْمِنِينَ إِذْ بَعَثَ فِيهِمْ رَسُولاً مِنْ أَنْفُسِهِمْ﴾ [آل عمران: 164].

Sens du verset :

Allâh a très certainement fait une faveur aux croyants lorsqu’Il a envoyé chez eux un Messager de parmi eux-mêmes﴿ [s. Âl ‘Imrâne (la Famille d’Imrane) : v. 164]

Il est rapporté dans Sahîh Mouslim le hadith suivant : « Je n’ai pas été envoyé pour maudire les gens, mais j’ai été envoyé en miséricorde. »(29)

Dans une autre version [du hadith] rapportée aussi par l’imam Mouslim, le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم fut questionné sur le jeûne du lundi. Il répondit : « C’est en ce jour que je fus envoyé. »(31) Et en ce qui concerne le verset suivant :

﴿وَذَكِّرْهُمْ بِأَيَّامِ اللهِ إِنَّ فِي ذَلِكَ لَآيَاتٍ لِكُلِّ صَبَّارٍ شَكُورٍ﴾ [إبراهيم: 5].

Sens du verset :

« ..Et rappelle-leur les jours d’Allâh ». [Ses bienfaits]. Dans tout cela il y a des signes pour tout homme plein d’endurance et de reconnaissance﴿ [s. Ibrâhîm (Abraham) : v. 5]

Ce verset rappelle aux gens les bienfaits d’Allâh et Ses désastres qui ont frappé des peuples comme celui de Noûh (Noé), de ‘Âd et de Thamoûd. Le verset exhorte les hommes à accomplir leur devoir, d’une part, et les met en garde, d’autre part, contre le mal qu’ils doivent éviter. Ce rappel renferme des significations importantes pour tout musulman en ce qui concerne le monothéisme et la puissance parfaite d’Allâh.

Le verset susmentionné est suivi de deux qualités, citées ci-dessus, qui sont la persévérance et la reconnaissance, car elles sont les composantes essentielles de la foi(32). Dans un autre hadith authentique, le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم dit : « Que l’affaire du croyant est étonnante ! Elle ne comporte que du bien, et cette faveur n’appartient qu’au croyant : s’il est l’objet d’un événement heureux, il remercie Allâh et cela est pour lui une bonne chose. S’il est objet d’un malheur, il l’endure avec patience et cela est encore pour lui une bonne chose. »(33)

Il est connu aussi que les Compagnons رضي الله عنهم ainsi que tous les croyants après eux, qui endurent les situations dif­ficiles, remercient Allâh dans l’aisance, revivent la Sounna du Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم et suivent sa voie, n’ont pas compris de ce verset qu’il est permis de célébrer la naissance du Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم, ni de près ni de loin. De plus, ils n’ont jamais célébré ce jour. En effet, cette célébration a eu lieu après l’époque des Trois Meilleures Générations.

Quant à leur argumentation de ce hadith : « C’est en ce jour que je fus envoyé. »(34), la réponse est de dire que le hadith incite seulement à jeûner le lundi(35) dans lequel le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم s’est limité à jeûner. Ainsi, ce qui suffit au Pro­phète صلَّى الله عليه وسلَّم suffit à sa communauté. Pour cela, remercier Allâh pour la naissance du Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم se limite au jeûne qu’il a recommandé ; ceci d’une part. D’autre part, le lundi qui est le jour de la naissance du Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم et de son envoi, comme cité dans un hadith, a coïncidé avec le jour de sa mort et ceci sans divergence aucune(36) [entre les savants]. L’avis le plus répandu chez les ulémas est que sa naissance et sa mort eurent lieu dans le mois de Rabî‘ Al-Awwal. Donc, pourquoi se réjouit-on de sa naissance et ne s’attriste-t-on pas de sa mort ? Car le chagrin n’est pas moins important que la joie, sachant que la mort du Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم est l’une des plus grandes calamités que la communauté musulmane ait subies. Le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم dit : « Que quiconque parmi les gens ou parmi les croyants  sur lequel s’abattrait un malheur se rappelle, en consolation, du malheur de ma perte ; car personne de ma communauté ne saurait être atteint d’un malheur pire que de me perdre. »(37)

Le savant Ibn Al-Hâdj Al-Mâlikî ـ رحمه الله ـ a dit : « Il est vraiment étonnant de voir ces gens célébrer la naissance du Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم en chantant et en se réjouissant, comme mentionné, de sa naissance en ce mois sacré [Rabî‘ Al-Awwal], alors que le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم a quitté ce monde en ce même mois. Ainsi, la communauté musulmane était affligée par un malheur sans pareil. Sur ce, il y a plutôt lieu de pleurer, de s’attrister énormément et chacun doit s’isoler chez lui pour avoir perdu le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم, conformément au hadith suivant :  Que le malheur de ma perte console les musulmans au moment de leurs autres malheurs.  »(38)

Le douzième jour du mois de Rabî‘ Al-Awwal n’est aucunement avantagé par rapport aux autres jours, même s’il est avéré que c’est le jour de la naissance du Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم, car personne n’a rapporté que le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم l’a spé­cifié par un jeûne ou par une quelconque autre action, de même que les Trois Meilleures Générations, qui sont venues après lui. Cela confirme une fois de plus qu’il n’est pas avantagé par rapport aux autres jours.

On doit souligner que ‘Oumar ibn Al-Khattâb رضي الله عنه et les honorables Compagnons رضي الله عنهم étaient unanimes à arrêter le commencement du calendrier islamique par l’émigration du Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم. Ils contredisaient ainsi les chrétiens dont le calendrier commence par la naissance du Messie عليه السلام. Saîdibn Al-Mouşayyib ـ رحمه الله ـ a dit : « ‘Oumar ibn Al-Khattâb رضي الله عنه a réuni les musulmans et leur a demandé en disant : “ À partir de quelle date commence-t-on notre calendrier ? ” ‘Ali ibn Abî Tâlib رضي الله عنه a dit : “ Depuis l’émigration du Prophète رضي الله عنه de la terre du polythéisme.” ‘Oumar ibn Al-Khattâb رضي الله عنه approuva cela(39)

En outre, il n’a jamais été rapporté que les Compagnons du Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم célébraient son émigration, sa naissance, son envoi ou sa mort. De plus, ils n’ont pas imité les chrétiens dans l’établissement du calendrier islamique, car il est de notoriété que les chrétiens tiennent comme fêtes les naissances des prophètes. Donc, pourquoi s’éloigner de la voie des califes bien guidés et s’attacher à la voie des chrétiens égarés ? Le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم dit : « Accrochez-vous à ma Sounna et à la tradition des califes bien guidés qui viendront après moi ; mordez-y à pleines dents. »(40)

Tout le monde sait aussi qu’il incombe aux gens de suivre la voie des Compagnons رضي الله عنهم, et que le châtiment menace ceux qui se détournent de la voie des croyants. Allâh عزّ وجلّ dit :

﴿وَمَنْ يُشَاقِقِ الرَّسُولَ مِنْ بَعْدِ مَا تَبَيَّنَ لَهُ الْهُدَى وَيَتَّبِعْ غَيْرَ سَبِيلِ الْمُؤْمِنِينَ نُوَلِّهِ مَا تَوَلَّى وَنُصْلِهِ جَهَنَّمَ وَسَاءَتْ مَصِيرًا﴾ [النساء: 115].

Sens du verset :

Et quiconque fait scission d’avec le Messager, après que le droit chemin lui est apparu et suit un sentier autre que celui des croyants, alors Nous lui collerons ce qu’il s’est collé, et le brûlerons dans l’enfer. Et quelle mauvaise destination !﴿ [s. An-Nişâ’ (les Femmes) : v. 115]

Quant à l’argument relatif à la vision en rêve d’Aboû Lahab – après sa mort – et que son châtiment s’allège chaque lundi(41), on peut le réfuter de diverses manières :

Premièrement : Il n’y a pas dans le hadith rapporté par Al-Boukhâri que chaque lundi la souffrance d’Aboû Lahab soit allégée. Il n’y est pas mentionné aussi qu’Aboû Lahab ait affranchi Thouwayba parce qu’elle lui a annoncé la nais­sance du Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم. Ibn Hadjar a dit qu’Aboû Lahab l’a affranchie après l’émigration du Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم(42), et il est rapporté aussi qu’il l’a affranchie bien avant la naissance du Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم(43).

Deuxièmement : Ce récit est un récit Moursal(44) rapporté par ‘Ourwa de cette façon, sans qu’il ne mentionne celui qui l’a rapporté.

Troisièmement : Si l’on suppose que ce récit est Mawsoûl(45), il s’agira, donc, d’une vision au cours du sommeil. Par consé­quent, on ne peut l’utiliser comme argument, tel qu’énoncé par Ibn Hadjar(46). Par ailleurs, Al-Mou‘allimî ـ رحمه الله ـ a dit : « Les savants se sont entendu que les visions [rêves] ne peuvent être utilisés comme arguments. Elles sont annonciatrices
de bonnes nouvelles et servent d’avertissement. Elles sont valables quand elles coïncident avec une preuve religieuse authentique.
 »(47)

Quatrièmement : Celui qui a vu Aboû Lahab en rêve est son frère Al-‘Abbâs رضي الله عنه, et ce, une année après la mort d’Aboû Lahab après la bataille de Badr, comme mentionné par Al-Souhaylî(48). Il se pourrait, alors, qu’Al-‘Abbâs رضي الله عنه ne se soit pas encore converti à l’Islam(49).

Cinquièmement : Ce récit contredit le Coran et le consensus des savants musulmans. Allâh عزّ وجلّ dit :

﴿وَقَدِمْنَا إِلَى مَا عَمِلُوا مِنْ عَمَلٍ فَجَعَلْنَاهُ هَبَاءً مَنْثُورًا﴾ [الفرقان: 23].

Sens du verset :

Nous avons considéré l’œuvre qu’ils ont accomplie etNous l’avons réduite en poussière éparpillée﴿ [s. Al-Fourqâne (le Discernement) : v. 23].

Allâh عزّ وجلّ dit aussi :

﴿وَالَّذِينَ كَفَرُوا أَعْمَالُهُمْ كَسَرَابٍ بِقِيعَةٍ يَحْسَبُهُ الظَّمْآنُ مَاءً حَتَّى إِذَا جَاءَهُ لَمْ يَجِدْهُ شَيْئًا﴾ [النور: 39].

Sens du sens :

Quant à ceux qui ont mécru, leurs actions sont comme un mirage dans une plaine désertique que l’assoiffé prend pour de l’eau. Puis, quand il y arrive, il s’aperçoit que ce n’était rien﴿ [s. An-Noûr (la Lumière) : v. 39]

Allâh عزّ وجلّ dit aussi :

﴿مَثَلُ الَّذِينَ كَفَرُوا بِرَبِّهِمْ أَعْمَالُهُمْ كَرَمَادٍ اشْتَدَّتْ بِهِ الرِّيحُ فِي يَوْمٍ عَاصِفٍ﴾ [إبراهيم: 18].

Sens du verset :

Les œuvres de ceux qui ont mécru en leur Seigneur sont comparables à de la cendre violemment frappée par le vent, dans un jour de tempête﴿ [s. Ibrâhîm (Abraham) : v. 18]

De plus, Aboû Lahab était parmi les personnes les plus hostiles au Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم et parmi ceux qui lui ont porté préjudice le plus. Ceci réduit à rien le fait qu’il ait manifesté de la joie, si ce fait s’avère authentique.

Al-Qâdî ‘Iyad a indiqué que les avis étaient unanimes à dire que les mécréants ne profiteront aucunement de leurs actions. Ils n’en obtiendront aucune récompense, et leur châtiment ne sera jamais allégé, même si certains d’entre eux seront châtiés plus que d’autres(50).

Sixièmement : Même si on suppose que ses souffrances ont été allégées grâce à l’affranchissement de Thouwayba, parce qu’elle l’a informé de la naissance du Prophète et en raison de son allaitement, ceci ne saurait échapper au Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم et il l’aurait su comme il a su que le châtiment d’Aboû Tâlib a été allégé en raison de sa protection et du soutien qu’il lui a apportés. En dépit de cela, il n’a pas fait du jour de sa naissance une fête, non plus par les gens des Trois Meilleures Générations.

En ce qui concerne l’aide accordée aux pauvres par la distribution de nourritures et les autres actes de bonté et de bienfaisance, s’ils sont accomplis de la façon recommandée par la Charia, ils compteront parmi les meilleures œuvres d’obéissance qui rapprochent d’Allâh. Mais, il est inacceptable d’accomplir ces actes exclusivement en certaines occasions sans s’appuyer sur des textes religieux, conformément à la règle suivante : « Toute chose attribuée à un jugement religieux requiert une preuve. » Et la règle : « Si un principe est invalide, ses branches le sont aussi. »(51)

Cependant, les prêches, les leçons [tirées], les morales, la lecture du Coran, l’évocation d’Allâh, la prière pour le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم et l’étude de sa biographie sont recommandés à tout moment et en tout lieu : dans les mosquées, les écoles, les assemblées publiques et privées, sans spécification. La règle précédente s’y applique : « Si un principe est potentiellement invalide, applicable soit-il, ses branches sont aussi invalides. »(52)

Si l’on veut dire par les prêches, les exhortations et l’étude de sa biographie c’est célébrer sa mémoire, Allâh s’est, plutôt, chargé d’exalter sa renommé à travers le temps, dansce monde et dans l’au-delà ; son nom est mentionné dans l’appel à la prière joint au nom d’Allâh, dans les prêches, dans les prières, dans Al-Iqâma(53) et dans At-Tachahhoud(54) etc.

Ainsi, se limiter à son évocation le jour de la célébration de sa naissance est une négligence à son encontre et constitue une atteinte à sa valeur, à sa révérence et à son amour.

Quant à la question de ‘Âchoura que le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم a recommandée de jeûner en guise de reconnaissance à Allâh pour avoir sauvé Moïse et ceux qui étaient avec lui, il s’agitd’une soumission et d’une obéissance au Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم. C’est aussi une reconnaissance à Allâh pour avoir soutenu la justice contre l’injustice. Mais il n’y a aucune preuve pour justifier la commémoration de la naissance du Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم, se rassembler pour cette occasion ou organiser des fêtes religieuses sous prétexte de relier les dates aux événements. Par contre, la recommandation du Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم à sa communauté consiste à remercier Allâh en jeûnant et non pas à considérer ‘Âchoura comme étant une fête et commémorer, par la suite, la naissance du Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم, car il n’y a pas, en Islam, comme susmentionné, des fêtes annuelles mis à part les deux Aïds : l’Aïd Al-Ad-hâ et l’Aïd Al-Fitr. Et si Allâh l’avait institué comme fête, Il aurait ordonné de ne pas le jeûner, car les musulmans sont les invités d’Allâh au moment de l’Aïd, et jeûner est alors considéré comme un refus de l’hospitalité. Pour cela, il est inacceptable de joindre, par analogie, le jugement de la célébration de la naissance du Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم à ‘Âchoura, car ‘Âchoura n’est pas une fête.

En outre, la célébration de la naissance de Jésus عليه السلام n’est pas une habitude des mécréants mais un rite, comme cité par Ibn Al-Qayyim ـ رحمه الله ـ : « Celui qui distingue des lieux et des dates par des rites de son propre gré à cet effet est pareil aux Gens du Livre [les chrétiens] qui ont fait des dif­férents événements du Messie عليه السلام des cérémonies et des rites, tels que la célébration du jour de sa naissance et son baptême(55) et les autres faits de sa vie. »(56)

Et même si on admet que la célébration de la naissance de Jésus عليه السلام est seulement une habitude, il nous est interdit de suivre les pas des Gens du Livre ou de les imiter, que ce soit dans leurs fêtes ou dans leurs autres affaires, car le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم dit : « Quiconque imite une communauté de­vient un des leurs. »(57) Le hadith indique, au minimum, que nous ne devons pas les imiter. Il implique, en apparence, la mécréance de ceux qui les imitent, car Allâh عزّ وجلّ dit :

﴿وَمَنْ يَتَوَلَّهُمْ مِنْكُمْ فَإِنَّهُ مِنْهُمْ﴾ [المائدة: 51].

Sens du verset :

Et celui d’entre vous qui les prend pour alliés, devient un des leurs﴿(58)[s. Al-Mâ’ida (la Table Servie) : v. 51]

Il va de soi que le fait de les imiter dans les choses d’ici-bas entraîne leur amour et leur alliance. Alors, que dire de leur imitation en ce qui concerne les choses de la religion ? Cela peut entraîner davantage leur alliance et leur amour qui contredisent la bonne foi, tel énoncé par Cheikh Al-Islâm Ibn Taymiyya(59) ـ رحمه الله ـ.

L’obéissance au Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم
est un signe de son amour et de sa révérence

Par ailleurs, l’obéissance au Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم est un signe de son amour et de sa révérence. L’amour du Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم et sa révérence ne se manifestent pas du tout par les hérésies, contre lesquelles il a incité sa communauté à se mettre en garde. Ils se manifestent plutôt par l’obéissance qui lui est due, la conformité aux ordres et aux jugements religieux, suivre sa voie et l’imiter dans le fond et dans la forme, confor­mément au verset suivant :

﴿قُلْ إِنْ كُنْتُمْ تُحِبُّونَ اللهَ فَاتَّبِعُونِي يُحْبِبْكُمُ اللهُ وَيَغْفِرْ لَكُمْ ذُنُوبَكُمْ وَاللهُ غَفُورٌ رَحِيمٌ﴾ [آل عمران: 31].

Sens du verset :

Dis : si vous aimez vraiment Allâh, suivez-moi, Allâh vous aimera alors et vous pardonnera vos péchés. Allâh est Pardonneur et Miséricordieux﴿ [s. Âl ‘Imrân (la Famille d’Imrane) : v. 31].

Allâh عزّ وجلّ dit aussi :

﴿لَقَدْ كَانَ لَكُمْ فِي رَسُولِ اللهِ أُسْوَةٌ حَسَنَةٌ لِمَنْ كَانَ يَرْجُو اللهَ وَالْيَوْمَ الآخِرَ وَذَكَرَ اللهَ كَثِيرًا﴾ [الأحزاب: 21].

Sens du verset :

En effet, vous avez dans le Messager d’Allâh un excel­lent modèle [à suivre], pour quiconque espère en Allâh et au Jour Dernier et invoque Allâh fréquemment﴿ [s. Al-Ahzâb(les Coalisés) : v. 21]

Les Compagnons du Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم l’aimaient et le révéraient plus que nous le faisons. Ils veillaient plus que leurs successeurs à l’accomplissement des actes de bien. Ils étaient les premiers à les accomplir. Ils sont les meilleurs connaisseurs de ce qu’il convient de faire pour le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم. Et s’il y avait dans la célébration de la naissance du Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم et dans les festivités qu’on y organise le moindre signe d’amour, de grâce ou de révérence, ils auraient été les premiers à l’organiser, mais personne n’a rapporté cela. Ils sont connus plutôt pour leur amour, leur croyance, leur soumission, leur révérence au Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم, leur attachement à sa Sounna, leur appel à sa voie et leur application à réaliser cela par le prêche et par l’action. Ils l’aimaient bien plus que leurs âmes, leurs familles, leurs biens et toute autre personne(60).

Tel est l’amour sincère qui reflète l’obéissance et la soumission à la Charia du bien-aimé صلَّى الله عليه وسلَّم, car l’obéissance à un aimé est un signe de son amour et de sa révérence. Mouhammad Al-Bachîr Al-Ibrâhîmî ـ رحمه الله ـ a dit : « Le véritable amour du Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم est celui qui détourne des hérésies et incite à suivre le bon exemple. Ainsi, faisaient les Salaf : ils l’aimaient, admiraient sa Sounna, défendaient sa Charia, sans célébrer sa naissance et dépenser des sommes colossales dont les services d’utilité publique ont énormément besoin et n’en trouvent même pas le minimum. »(61)

Cependant, l’innovation religieuse ne reflète ni l’amour ni la révérence du Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم, même si elle paraît bonne aux yeux de celui qui la pratique, car le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم a généralisé le jugement quant aux innovations. Il dit : « Toute hérésie est un égarement certain. »(62), et : « Quiconque invente en notre religion ce qui n’en fait pas partie verra son apport rejeté. »(63) Dans une autre version rapportée par Mouslim : « Quiconque accomplit un acte [religieux] que nous n’avons pas ordonné le verra rejeté. »(64) Comment l’innovation pourrait-elle, d’ailleurs, être bonne alors que seule la Charia est habilitée à la considérer comme bonne ou à la réfuter ? Quant à la raison, elle n’intervient point dans l’institution des règles de la Charia ; ni en ce qui concerne les louanges et les blâmes des faits présents ni a fortiori dans les récompenses et les châtiments ultérieurs. Cela est la conviction d’Ahl As-Sounna. L’institution des règles de la Charia se fait plutôt par le Coran et la Sounna.

Cheikh Al-Islâm Ibn Taymiyya ـ رحمه الله ـ a dit : « Il est connu que toute chose que le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم n’a pas instituée ou recommandée, ou n’a pas été faite par l’un de ceux dont les musulmans suivent les pas en ce qui concerne la religion, est comptée parmi les innovations réprouvées. Dans ce contexte, on ne dit jamais qu’il s’agit d’une bonne innovation. »(65)

Enfin, nous remercions Allâh pour la grâce qu’Il nous a accordée, qui est la naissance du Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم, sa prophétie et le Message divin. Certes, c’est à lui qu’Allâh عزّ وجلّ a révélé le Coran et c’est par son intermédiaire qu’Il a complété l’Islam, l’a éclairci et l’a transmis convenablement. Cela est la source de notre joie et de notre bonheur. On le fait sans flatterie ni exagération. On tire des leçons de sa biographie, de ses morales nobles et de tous ses comportements dans les différents domaines tels que le djihad et l’enseignement, sans se limiter à une date, à un lieu ou à une manière. Nous veillons aussi à suivre sa bonne voie et à nous attacher à sa Sounna comme le faisaient exactement nos Salaf. Le bien guidé est, certes, celui qui se joint à ceux qui revivifient la Sounna et bannissent les hérésies. Nous implorons Allâh par Ses beaux Noms et Ses sublimes Attributs de nous montrer clairement la vérité et de nous aider à nous y soumettre afin qu’elle soit un soutien pour nous dans l’accomplissement du devoir de prédication et d’avertissement, conformément au verset suivant :

﴿وَلِيُنْذِرُوا قَوْمَهُمْ إِذَا رَجَعُوا إِلَيْهِمْ لَعَلَّهُمْ يَحْذَرُونَ﴾ [التوبة: 122].

Sens du verset :

Et de pouvoir mettre en garde les siens à son retour contre le danger [de la désobéissance à Allâh]﴿ [s. At-Tawba (le Repentir) : v. 122], et de nous montrer la voie de l’égarement et de nous aider à l’éviter.

Notre dernière invocation est qu’Allâh, le Seigneur des Mondes, soit loué et que paix et salut soient sur notre Prophète Mouhammad, ainsi que sur sa Famille, ses Com­pagnons et ses Frères jusqu’au Jour de la Résurrection.

Alger, le 18 de Safar 1426 H,
correspondant au 28 mars 2005 G.

 



(1) Rapporté par : Mouslim (1718),Ahmad (25472) et Ad-Dâraqout(4593), par l’intermédiaire de ‘Â’icha رضي الله عنها.

(2) Rapporté par Ibn Mâdjah (5), par l’intermédiaire d’Aboû Ad-Dardâ’ رضي الله عنه. Ce hadith est jugé haşane (bon) par Al-Albânî dans Sahîh Al-Djâmi‘ (9) et dans As-Silsila As-Sahîha (688).

(3) Rapporté par : Mouslim (1718),Ahmad (25472) et Ad-Dâraqout(4593), par l’intermédiaire de ‘Â’icha رضي الله عنها.

(4) Cf. : Tafsîr Al-Qour’ân Al-‘Adhîm d’Ibn Kathîr (1/358).

(5) Rapporté par : Al-Boukhârî (2697) ; Mouslim (1718) ; Aboû Dâwoûd (4606) ; Ibn Mâdjah (14) et Ahmad (26033), d’après ‘Â’icha رضي الله عنها.

(6) Cf. : note 3.

(7) Rapporté par : Mouslim (867) et Ahmad (14984), par l’intermé­diaire de Djâbir رضي الله عنه.

(8) Rapporté par : Ibn Al-Moubârak dans Az-Zouhd (47) ; Ibn Nasr dans As-Sounna (89) ; Ibn Waddâh dans Al-Bida‘ (11) et Ibn Abd Al-Barr dans Al-Djâmi‘ (1809), par l’intermédiaire de ‘Abd Allâh ibn Aouned’après Ibrâhim. Ce récit est jugé sahîh (authentique) par Machhoûr Salmân dans sa recension d’Al-I‘tisâm d’Ach-Châtibî (1/122).

(9) Rapporté par : Ad-Dârimî (209) ; At-Tabarânî dans Al-Kabîr (8770) ; Al-Bayhaqî dans Chou‘ab Al-Îmân (2216) et Al-Haythamî dans Madjma‘ Az-Zawâ’id (1/434). Ce dernier a dit : «Il a été rapporté par At-Tabarânî dans Al-Kabîr, et les hommes de sa chaîne de narration sont ceux adoptés par Al-Boukhârî dans As-Sahîh.». Il est rapporté aussi par Al-Lâlakâ’î dans Charh Ousoûl Al-I‘tiqâd (1/96) et jugé sahîh (authentique) par Al-Albânî dans son commentaire critique de Ish Al-Maşâdjid (p. 12).

(10) An-Nawroûz : le jour de l’an chiite.

(11) Cf. : Al-Mawâ‘id Wal-I‘tibâr d’Al-Maqrîzî (1/432-433), Soubh Al-A‘châ d’Al-Qalaqchandî (3/398), Al-Ibdâ‘ de ‘Ali Mahfoûdh (p. 126) etAl-Qawl Al-Fasl Fi HoukmAl-Ihtifâl Bi Mawlid Khayr Ar-Rousl صلَّى الله عليه وسلَّم d’Ismâ‘îl Al-Ansârî (p. 68).

(12) Irbil est une grande ville de la région d’Al-Mawsil (Mossoul). Al-Mawsil est une ville antique, fondée sur les bords du Tigre. Elle est l’une des villes les plus célèbres de l’Iraq. On l’a appelée ainsi parce qu’elle lie entre Al-Djazîra et l’Iraq. D’autres avancent que le nom signifie qu’elle lie l’Euphrate et le Tigre. [Cf. : Ar-Rawd Al-Mi‘târ d’Al-Himyarî (p. 563), Al-Loubâb d’Ibn Al-Athîr (1/39, 3/269), Marâsid Al-Ittilâ‘ d’As-Safiye Al-Baghdâdî (1/51, 3/1333)]

(13) Il s’agit de ‘Oumar ibn Mouhammad ibn Khadhir Al-Irbilî Al-Mawsili Aboû Hafs Mou‘îne Ad-Dîne, le cheikh d’Al-Mawsil, surnommé Al-Moullâ. Des récits sont rapportés à son sujet avec le roi Noûr Ad-Dîne Mahmoûd ibn Zankî, mort en 570 H. [Voir sa biographie dans Al-Bidâya Wan-Nihâya d’Ibn Kathîr (12/282) et Al-A‘lâm d’Az-Zarkalî (5/60)]

(14) Cf. : Al-Bâ‘ith ‘Alâ Inekâr Al-Bida‘ Wal-Hawâdith d’Aboû Châmah (p. 4).

(15) Il s’agit du roi Al-Moudhaffâr Aboû Sa‘îd Koûkoubrî ibn Zyne Ad-Dîne ibn Bouktikîne, mort en 630 H dans la citadelle d’Irbil. [Cf. : Al-Bidâya Wan-Nihâya d’Ibn Kathîr (13/136), Wafayât Al-A‘yân d’Ibn Khillikân (4/113) et Chadharât Adh-Dhahab d’Ibn Al-‘Imâd (5/138)]

(16) Rapporté par : Al-Boukhârî (3456) et Mouslim (2669), par l’inter­médiaire d’Aboû Sa‘îd Al-Khoudrî رضي الله عنه.

(17) Voir les recherches concernant les chiites dans les ouvrages suivants : Târîkh Al-Imâmiyya Wa Aslâfihime Mina Ach-Chî‘a par le docteur ‘Abd Allâh Fayyâd, Ach-Chî‘a Wa At-Tachayyou‘ et Ach-Chî‘a Wa Ahl Al-Bayte par Ihsân Ilâh Dhahîr, As-Sirâ‘ Bayna Ach-Chî‘a Wat-Tachayyou‘ par le docteur Moûşâ Al-Moûşawî et bien d’autres ouvrages.

(18) Cf. : Iqtidâ’ As-Sirât Al-Moustaqîm d’Ibn Taymiyya (2/123).

(19) Rapporté par : Aboû Dawoûd (4607) ; At-Tirmidhî (2891), Ibn

(20) Rapporté par : Al-Boukhârî (3445), Ad-Dârimî (2682) et Ahmad (164), par l’intermédiaire de ‘Oumar ibn Al-Khattâb رضي الله عنه.

(21) Rapporté par : Aboû Dâwoûd (1134), Al-Hâkim (1091) et Ahmad (12006), d’après Anas رضي الله عنه. Ce hadith est jugé sahîh (authentique) par Ibn Hadjar dans Fath Al-Bârî (2/513) et par Al-Albânî dans Sahîh Al-Djâmi‘ (4381).

(22) Rapporté par : Ibn Hibbân (277) et Ach-Chihâb Al-Qoudâ‘î dans Al-Mousnad (501), par l’intermédiaire de ‘Â’icha رضي الله عنها, jugé sahîh (authentique) par Al-Albânî dans As-Silsila As-Sahîha (2311).

(23) Il est possible que certains célèbrent la naissance du Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم par mauvaise compréhension (après s’être laborieusement appliqués à chercher les preuves établies par la religion) ou en suivant les autres par ignorance du vrai jugement, tout en ayant une bonne intention. Dans ce cas, ceux-ci sont excusés en rai­son de leur ignorance, car, ou bien ils ne sont pas au courant du vrai jugement, ou bien ils l’ont opposé suite à une fausse interprétation qui est le résultat d’un effort personnel ou d’une imitation d’autrui ; contrairement à celui qui conçoit parfaitement le vrai jugement, mais agit délibérément à son encontre. Cela est ce qu’a signifié Cheikh Al-Islâm Ibn Taymiyya ـ رحمه الله ـ dans Iqtidâ’ As-Sirât Al-Moustaqîm (2/162) en disant : «La vénéra­tion du jour de la naissance du Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم et le fait d’en faire un événement peuvent être accomplis par certaines gens qui ob­tiendront par la suite une récompense immense en raison de leur bonne intention et du respect profond qu’ils vouent au Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم. Comme nous l’avons vu, les actions de certaines gens peuvent être approuvées, alors qu’elles seraient désapprouvées si elles pro­venaient d’un croyant pieux.» Cf. : Madjmoû‘ Al-Fatâwâ d’Ibn Taymiyya (22/23).

(24) Rapporté par : Mouslim (1162), Aboû Dâwoûd (2426) et Ahmad (22550), par l’intermédiaire d’Aboû Qatâda Al-Ansârî رضي الله عنه.

(25) Rapporté par Al-Boukhârî (5101), par l’intermédiaire de ‘Ourwa ibn Az-Zoubayr رضي الله عنه.

(26) Cf. : Al-Mawâhib Al-Ladouniyya d’Al-Qastalânî (1/260).

(27) Cf. : Al-Fatâwa Al-Hadîthiyya d’Ibn Hadjar Al-Haytamî (909 et 974) et Al-Hâwî Lil-Fatâwî d’As-Souyoûtî (1/260).

(28) Cf. : Tafsîr Al-Qourtoubî (8/353) et Tafsîr Ibn Kathîr (2/402-403).

(29) Rapporté par Mouslim (2599), d’après Aboû Hourayra رضي الله عنه.

(30) Cf. : Hiwâr Al-Mâlikî d’Ibn Manî‘ (p. 85).

(31) Rapporté par Mouslim (1162), d’après Aboû Qatâda Al-Ansârî رضي الله عنه.

(32) Cf. : Tafsîr Ibn Kathîr (2/523), Fath Al-Qadîr d’Ach-Chawkânî (3/94).

(33) Rapporté par Mouslim (7500), d’après Souhayb رضي الله عنه.

(34) Cf. : note 25.

(35) Parmi les paradoxes, ceux qui célèbrent la naissance du Prophèteصلَّى الله عليه وسلَّم déconseillent de jeûner le lundi quand il coïncide avec ladite occasion, car il s’agirait, là, d’une fête dont on doit se réjouir, donc, il est détesté de jeûner, alors que le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم recommande de jeûner le lundi. Il l’a jeûné et a incité à le faire. Al-Hattâb a dit dans Mawâhib Al-Djalîl (2/406) ce qui suit : «Le cheikh Zarroûq a dit, dans Charh Al-Qourtoubiya : “Le jeûne du jour de la célébration de la naissance du Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم a été déconseillé par certains savants récents connus par leur piété, et dont le savoir est digne de confiance. Il a dit aussi : “C’est l’une des fêtes que célèbrent les musulmans. Donc, on ne doit pas y observer le jeûne. De plus, notre cheikh Aboû ‘Abd Allâh Al-Qoûri l’évoquait souvent et l’approuvait !»

(36) Cf. : Fath Al-Bârî (8/129).

(37) Rapporté par : Ibn Mâdjah (1599) et Al-Bayhaqi dans Chou‘ab Al-Îmân (10154), d’après ‘Â’icha رضي الله عنها. Ce hadith est jugé sahîh (authentique) par Al-Albânî vu l’ensemble des hadiths qui l’ap­puient, et ce, dans As-Silsila As-Sahîha (3/98) (hadith 1106).

(38) Cf. : Al-Madkhal d’Ibn Al-Hâdjdj (2/16-17).

(39) Rapporté par Al-Hâkim (4287). Il l’a commenté en disant : «Sa chaîne de narration est authentique et les deux cheikhs Al-Boukhârî et Mouslim ne l’ont pas rapporté dans leurs recueils.» Le hadith est rapporté par l’intermédiaire de ‘Outhmane ibn ‘Oubayd Allâh Abî Râfi‘, d’après Sa‘îd ibn Al-Mouşayyib ـ رحمه الله ـ.

(40) Cf. : note 19.

(41) Cf. : Al-Mawâhib Al-Laddounniya d’Al-Qastalânî (1/260).

(42) Cf. : Al-Isâba d’Ibn Hadjar (4/258).

(43) Cf. : Charh Az-Zarqânî pour Al-Mawâhib Al-Ladouniyya (1/259).

(44) Un récitMoursal est une tradition rapportée par un Successeur et attribuée directement au Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم sans mentionner le Compagnon. (NDT).

(45) Un hadith Mawsoûl est un hadith dont la chaîne de narration n’est pas interrompue du début jusqu’à la fin. (NDT).

(46) Cf. : Fath Al-Bârî d’Ibn Hadjar (9/145).

(47) Cf. : At-Tankîl d’Al-Mou‘allimî (2/242).

(48) Cf. : Al-Bidâya Wan-Nihâya d’Ibn Kathîr (2/273).

(49) Cf. : Al-Isâba d’Ibn Hadjar (2/271).

(50) Cf. : Fath Al-Bâri d’Ibn Hadjar (9/145).

(51) Cette règle s’applique à la fois aux choses concrètes et abstraites, car l’effondrement des fondements impliquel’effondrement de ce qu’il y a dessus. [Cf. : Al-Achbâh Wan-Nadhâ’ir d’As-Souyoûtî (p. 119) et Al-Achbâh Wan-Nadhâ’ir d’Ibn Noudjaym (p. 134)]

(52) C’est ainsi qu’An-Nawawî l’a exprimée. Cf. : Al-Madjmoû‘ d’An-Nawawî (1/392).

(53) Formule que l’on prononce juste avant l'accomplissement de la prière. (NDT).

(54) Formule que l’on prononce avant la fin de la prière. (NDT).

(55) Le baptême est l’immersion dans l’eau d’un enfant par un prêtre.Il est effectué au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Le prêtre récite ensuite certains passages de l’Évangile en guise de purification de l’âme des fautes et des péchés. Par ce rituel, les chrétiens font de la personne l’une des leurs. [Cf. : Al-Mou‘djam Al-Waşît (2/626) et Al-Maşîhiya d’Ahmad Chiblî (30/168/169)]

(56) Cf. : Zâd Al-Ma‘âd d’Ibn Al-Qayyim (1/59).

(57) Rapporté par : Aboû Dâwoûd (4031) et Ahmad (5114), par l’intermédiaire d’Ibn ‘Oumar رضي الله عنهما. Ce hadith est jugé sahîh (authentique) par Al-‘Irâqî dans Takhrîdj Al-Ihyâ’ (1/359) et jugé haşane (bon) par Ibn Hadjar dans Fath Al-Bârî (10/288) et par Al-Albânî dans Irwâ’ Al-Ghalîl (1269).

(58) Cf. : Iqtidâ’ As-Sirât Al-Moustaqîm d’Ibn Taymiyya (1/270).

(59) Ibid. (1/550).

(60) Ibid. (2/132).

(61) Cf. : Âthâr Mouhammad Al-Bachîr Al-‘Ibrâhîmî (2/341).

(62) Cf. : note 7.

(63) Cf. : note 5.

(64) Cf. : note 1.

(65) Cf. : Madjmoû‘ Al-Fatâwâ d’Ibn Taymiyya (27/152).