Le jugement concernant le fait que la mariée se tienne en haut d’«Al-Minassa» (estrade) | Le site officiel du Cheikh Mohamed Ali FERKOUS
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Jeudi 18 Safar 1441 H - 17 octobre 2019 G



Fatwa n° 1091

Catégorie : Fatwas relatives à la Famille - L'acte de mariage - Les étiquettes du mariage

Le jugement concernant le fait que la mariée
se tienne en haut d’« Al-Minassa » (estrade)

Question :

Est-il permis à la mariée de s’asseoir sur un coussin placé sur une chaise et de poser ses pieds sur un autre coussin ? Sachant que la place où elle s’assoit est, généralement, plus élevée que celles des autres femmes assises.

Réponse :

Louange à Allâh, Maître des Mondes ; et paix et salut sur celui qu’Allâh عزّ وجلّ a envoyé en miséricorde pour le monde entier, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu’au Jour de la Résurrection. Cela dit :

En effet, cette question est liée à une réponse précédente, si l’assemblée [dans laquelle la mariée se trouve] est dénuée de tout aspect de fierté, d’orgueil ou d’ostentation, il n’y aura pas de mal dans ce cas, car le lit et la chaise de la mariée étaient connus chez les prédécesseurs par le nom d’Al-Minasa sur laquelle s’assoit la mariée lors de sa fête de mariage. Ibn Qoudâma ـ رحمه الله ـ a dit : « An-Nas signifie, en arabe, l’apparition. On dit [en arabe] : “Nassat Adh-Dhabiatou Ra’sahâ” [la biche montra sa tête], c’est-à-dire qu’elle leva sa tête et la laissa paraître. Imrou’ Al-Qays(1) dit :

Son cou est tel le cou d’une biche ni trop long

Lorsqu’elle le lève, ni dénué de parure.

Et c’est dans ce sens qu’on appela la chaise sur laquelle s’assoit la mariée “Minassat Al-‘Aroûs”, parce qu’étant assise sur elle, la mariée se montre [à l’assistance]. »(2)

Aussi, dans Tâdj Al-‘Aroûs est-il cité : « “Nassa Al-‘Aroûşa, Yanoussouhâ Nassane”, c’est-à-dire asseoir la mariée sur Al-Minassa afin qu’elle soit vue. Al-Minassa est un meuble sur lequel on hisse la mariée, tel que son lit ou sa chaise. »(3)

Cependant, cette permission est conditionnée, à savoir que la mariée n’exhibe pas sa parure et sa beauté aux hommes étrangers, ou lorsque ceux-là se réunissent avec les femmes dans un endroit de mixité interdite qui conduit au mal. De même, son mari ne doit pas s’asseoir à côté d’elle sur Al‑Minassa en présence de femmes étrangères à lui, de façon que celles-ci soient en face et autour du couple marié. Certes, une telle apparence constitue un manquement à la pudeur, à la décence et à la bienséance et elle n’est nullement approuvée par la religion du pur monothéisme à laquelle nous appartenons.

Le savoir parfait appartient à Allâh سبحانه وتعالى, et notre dernière invocation est qu’Allâh, Seigneur des Mondes, soit Loué et que prière et salut soient sur notre Prophète, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu’au Jour de la Résurrection.

 

Alger, le 7 de Rabî‘ Al-Awwâl 1432 H,
correspondant au 10 février 2011 G.

 



(1) Poète arabe de l’ère préislamique. (NDT).

(2) Cf. : Rawdat An-Nâdhir d’Ibn Qoudâma (p. 177).

(3) Cf. : Tâdj Al-‘Aroûs d’Az-Zoubaydî (18/179).