De la mention des méthodes permises dans la rouqya | Le site officiel du Cheikh Mohamed Ali FERKOUS
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Samedi 5 Rabî` El-'Awwal 1444 H - 01 octobre 2022 G



Fatwa n° 1110

Catégorie : Fatwas Médicales

De la mention des méthodes permises
dans la rouqya

Question :

Quelles sont les méthodes correctes dans la rouqya ?

 

Réponse :

Louange à Allâh, Maître des Mondes ; et paix et salut sur celui qu’Allâh عزّ وجلّ a envoyé en miséricorde pour le monde entier, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu’au Jour de la Résurrection. Cela dit :

Les méthodes qui sont le plus en droit d’être suivies [lors de la rouqya] sont celles qui sont attestées par un Texte religieux qui les autorise, tel le fait que celui qui a touché [une personne] par un mauvais œil lave certains de ses membres et verse cette eau sur la personne atteinte, comme il est rapporté dans le récit de ‘Âmir Ibn Rabî‘aرضي الله عنه qui a touché par un mauvais œil Sahl Ibn Hounayf رضي الله عنه. Le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم a enjoint à ‘Âmir de faire ses ablutions ; il lava son visage, ses deux mains jusqu’aux coudes, ses deux ge­noux et l’intérieur de son pagne. Le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم lui ordonna alors de verser cette eau sur lui [Sahl](1). Aussi, on compte le fait de souffler, lors de la rouqya, avec une salive sur laquelle on a lu le Coran (Qour‘ân), les invocations et les formules religieuses de rappel, car cela est permis. Le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم soufflait dans ses deux mains avant qu’il ne dorme en récitant [en arabe les trois sourates] Dis : “ Il est Allâh, Unique…”﴿, et Je cherche protection auprès du Seigneur de l’aube naissante…﴿, et Je cherche protection auprès du Seigneur des hommes…﴿ Puis, il passa les mains sur son visage et ce qu’il peut de son corps trois fois(2).

Fondamentalement, c’est l’exorciseur qui doit souffler sur le malade par la salive qu’il a amassée après avoir récité le noble Coran (Qour‘ân). Sur ce sujet, un hadith authen­tique est rapporté par Abî Sa‘îd Al-Khoudrî رضي الله عنه qui a dit : « Certains Compagnons du Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم passèrent par une tribu arabe dont les gens refusèrent de nous offrir l’hospita­lité. Alors qu’ils étaient ainsi, le chef de la tribu fut piqué. Ils [Ses sujets] dirent : “ Avez-vous un remède ou un exorciseur ?  Les Compagnons répondirent : “ Vous avez refusé notre demande d’hospitalité. Et nous ne vous viendrons en aide qu’au moyen d’une récompense.” On leur promit alors un troupeau de moutons. Un Compagnon se mit alors à lire la [sourate] mère du Coran [sourate Al-Fâtiha], à amasser sa salive et à cracher[sur l’endroit de la piqûre]. Le patient guérit aussitôt. Les gens de cette tribu ramenèrent les moutons promis. Les Compagnons dirent alors : “ Nous ne les prendrons qu’après avoir questionné le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم. ” Ainsi, ils questionnèrent le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم. Celui-ci rit et dit :  Qui t’a fait savoir que la Fâtiha est une rouqya ? Prenez ces moutons et prélevez-en une part pour moi ”. »(3)

Aussi, un hadith authentique a été rapporté par ‘Â’icha رضي الله عنها qui a dit : « Lorsque le Prophèteصلَّى الله عليه وسلَّم se plaignait d’unmal, il lisait sur lui-même Al-Mou‘awwidhatayn [les deux sourates de protection : celle d’Al-Falaq (l’Aube naissante) et celle d’An-Nâs (les Gens)], puis soufflait. Et quand son mal devenait plus intense, je récitais sur lui et j’essuyais sur son corps par sa main cherchant sa bénédiction. »(4)

Le savoir parfait appartient à Allâh سبحانه وتعالى, et notre dernière invocation est qu’Allâh, Seigneur des Mondes, soit Loué et que prière et salut soient sur notre Prophète, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu’au Jour de la Résurrection.

 

Alger, le 5 de Cha‘bân 1432 H,
correspondant au 6 juillet 2011 G.

 



(1) Rapporté par : Ibn Mâdjah (3509) et Ahmad (15980), d’après Abî Oumâma Ibn Sahl Ibn Hounayf selon son père رضي الله عنهما.

(2) Rapporté par Al-Boukhârî (5017), d’après ‘Â’icha رضي الله عنها.

(3) Rapporté par : Al-Boukhârî (5736) et Mouslim (2201), d’après Abî Sa‘îd Al-Khoudrî رضي الله عنه.

(4) Rapporté par : Al-Boukhârî (5016) et Mouslim (2192), d’après ‘Â’icha رضي الله عنها.