Le jugement concernant l’invocation de l’éternuement faite à une femme étrangère | Le site officiel du Cheikh Mohamed Ali FERKOUS
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Jeudi 21 Dhou El-Hijjah 1440 H - 22 août 2019 G

Fatwa n° 303

Catégorie : Fatwas relatives à la Famille - La femme

Le jugement concernant l’invocation
de l’éternuement faite à une femme étrangère

Question :

Quel est le jugement de faire l’invocation de l’éternuement à une femme étrangère ?

 

Réponse :

Louange à Allâh, Maître des Mondes ; et paix et salut sur celui qu’Allâh a envoyé comme miséricorde pour le monde entier, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu’au Jour de la Résurrection. Cela dit :

Le plus juste des deux avis des gens de science, est que l’invocation à faire à celui qui éternue est obligatoire pour celui qu’il a entendu l’éternuement [de la personne] et qu’elle a loué Allâh. Cela vu son dire صلَّى الله عليه وآله وسلَّم : « Certes, Allâh aime l’éternuement et déteste le bâillement. Quand l’un de vous éternue et loue Allâh, il est une obligation à tout musulman l’ayant entendu de dire : qu’Allâh te fasse miséricorde. »(1)

Ce Texte est général et englobe sans distinction les hommes et les femmes, et il est appuyé par son dire صلَّى الله عليه وآله وسلَّم : « Les femmes sont les consœurs des hommes »(2)

Et Al-Boukhârî a conçu un chapitre pour cette invocation dans Al-Adab Al-Moufrad(4) « Chapitre : l’invocation de l’éternuement que l’homme fait à la femme ». Et l’ensemble des savants l’ont restreint au fait que si la tentation est écartée. Et il fait partie de ce sens, la salutation et la réponse qu’on fait à une femme, de même que de lui faire des condoléances tout en véhiculant la restriction précitée.

Le savoir parfait appartient à Allâh, et notre dernière invocation est qu’Allâh, Seigneur des Mondes, soit loué et que prière et salut soient sur notre Prophète, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu'au Jour de la Résurrection.

 

Alger, le 23 de Dhoû-L-Qa‘da 1426 H,

correspondant au 25 décembre 2005 G.

 


(1) Rapporté par Al-Boukhârî (6226), d’après Hourayra رضي الله عنه.

(2) Rapporté par : Aboû Dâwoûd (236), et At-Tirmidhî (113), et authentifié par Al-Albâni dans Sahîh Al Djâmi‘ (2333), et dans As-Silsila As-Sahîha (2868 2863).

(3) Rapporté par Mouslim (2992), d’après Aboû Moûşâ رضي الله عنه.

(4) Sahîh Al-Adab Al-Moufrad (377).