Concernant le sermon du vendredi et des fêtes religieuses en langues autres que l’arabe | Le site officiel du Cheikh Mohamed Ali FERKOUS
Skip to Content
Dimanche 18 Rabî` Eth-Thânî 1441 H - 15 décembre 2019 G



Fatwa n° : 540

Catégorie : Fatwas de la prière – Le vendredi

Concernant le sermon du vendredi
et des fêtes religieuses en langues autres que l’arabe

Question :

Quel est le jugement relatif aux sermons du vendredi et des fêtes religieuses faits en tamazight, sachant que certains habitants des régions kabyles ignorent la langue arabe ? Éclairez-nous sur cette question et qu’Allâh vous récompense !

Réponse :

La louange est à Allâh, le Seigneur des Mondes ; que les prières d’Allâh et Son salut soient pour celui qu’Allâh a envoyé comme miséricorde pour les créatures, ainsi que pour sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu’au Jour de la Rétribution. Cela dit :

L’objectif du sermon du vendredi est d’orienter les gens vers le bon comportement, de les éloigner de la mauvaise moralité et de les exhorter à appliquer les règles de la Charia dans ses commandements et ses interdits et dans ce qu’elle a prohibé, d’enseigner un jugement (religieux) ou bien de corriger une croyance, un culte ou un comportement. Il est notoire que la méthode d’éclairer les gens et de leur faire parvenir le message, par le moyen d’une langue qu’ils ignorent, ne peut se faire que par la langue qu’ils comprennent, et étant donné qu’ils ne connaissent pas la langue arabe, il est permis, alors, de s’adresser à eux par le langage qu’ils comprennent afin de réaliser l’objectif religieux et d’atteindre le but de l’appel à Allâhسبحانه وتعالى (le Très Haut) vu qu’Il a dit :

﴿وَمَا أَرْسَلْنَا مِن رَّسُولٍ إِلاَّ بِلِسَانِ قَوْمِهِ لِيُبَيِّنَ لَهُمْ[إبراهيم: 4].

Sens du verset :

Et Nous n’avons envoyé de Messager qu’avec la langue de son peuple, afin de les éclairer.﴿ [s. Ibrâhîm : v. 4]

Le moyen d’expliquer ne s’arrête pas (aux enseignement du texte) sauf dans le cas où il s’arrête au Texte comme dans la Khoutbat Al-Hâdja (l’élocution du besoin)(1), des versets coraniques ou bien des hadiths du Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم qu’il faudrait réciter comme parvenus ; car ils sont des révélations [divines]. Ensuite, il lui appartient de les expliquer dans la langue de sa communauté si cela est nécessaire.

Et le savoir est auprès d’Allâh. Nous concluons en disant : la louange est à Allâh, le Seigneur des Mondes, qu’Allâh prie et salue notre Prophète Mouhammad, sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu’au Jour de la Rétribution.

Alger, le 13 de Cha‘bâne 1427 H
correspondant au 6 septembre 2006 G

 



([1])C’est une invocation préliminaire que le prêcheur dit au début de son sermon. (NDT).