Ce qui découle pour celui qui rate, sans raison (valable), la prière du vendredi | Le site officiel du Cheikh Mohamed Ali FERKOUS
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Samedi 14 Rabî` El-'Awwal 1442 H - 31 octobre 2020 G



Fatwa n° 70

Catégorie : Fatwas relatives à la prière – la prière du vendredi

Ce qui découle pour celui
qui rate, sans raison (valable),
la prière du vendredi

Question :

Il y a eu une coupure d’électricité dans une mosquée –alors que les gens étaient en prière du vendredi. Cela a fait que les femmes n’ont pas pu entendre le sermon du vendredi ni faire la salât. Peuvent-elles l’accomplir comme prière de Dhuhr ? En quatre unités ou endeux ?

Réponse :

Louange à Allah, Seigneur des mondes. Que la prière et le salut soient sur celui qu’Allah a envoyé comme une miséricorde pour les univers, ainsi que sur sa famille, ses compagnons et ses frères et ce, jusqu’au Jour de la Résurrection.

Cela dit :

Il est obligatoire pour toute personne qui a raté la prière du vendredi de l’accomplir comme une prière de Dhuhr, en quatre unités s’il n’est pas un voyageur, sinon en deux unités, conformément au hadith rapporté par Abû Hourayra رضي الله عنه qui a dit : «Le Messager d’Allâh صلَّى الله عليه وسلَّم a dit : «Quiconque a pu atteindre une unité de la prière du vendredi ou autre, sa salât est bien accomplie. »(1) Ce hadith indique par sa connotation que celui qui n’a pas atteint une unité, a raté en fait la prière du vendredi, et il est obligatoire pour lui d’accomplir la prière du Dhuhr. Cet avis est appuyé par ce qu’a dit Ibn Mas`ûd رضي الله عنه: «Celui qui a raté les deux unités [de la prière du vendredi], qu’il prie les quatre unités [du Dhuhr].»(2)

La science est auprès d’Allah Très Haut ; et notre dernière invocation est : louange à Allah, Seigneur des univers, et que la prière et le salut soient sur Mohammed, sur sa famille, ses Compagnons ainsi que sur ses frères jusqu’au Jour du Jugement Dernier.

Alger, le13 de Muharram 1427 H
correspondant au 12 février 2006

 



(1)  Rapporté par An-Nassâ'î (557) d’après Ibn `Umar رضي الله عنهما. Ce hadith est jugé Sahîh par Adh-Dhahabî dans Siyar A`lâm An-Nubalâ' (14/195) et Al-Albânî dans Irwâ' Al-ghalil (3/90).

(2)  Rapporté par At-Tabarânî dans Al-Kabîr (9545) d’après Ibn Mass`ûd رضي الله عنه de façon Mawqûf, et ce hadith est jugé Hassan (bon) par Al-Haythamî dans Majma` Az-Zawâ'id (2/192), et consulte Tamâm Al-Minna d’Al-Albânî (340).