De la vente dans la cour d’une mosquée | Le site officiel du Cheikh Mohamed Ali FERKOUS
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Lundi 21 Rabî` El-'Awwal 1441 H - 18 novembre 2019 G

Fatwa n° 691

Catégorie : Fatwas relatives aux transactions financières – Les ventes

De la vente dans la cour d’une mosquée

Question :

Quel est le jugement concernant la vente dans la cour d’une mosquée ? Qu’Allâh vous bénisse !

Réponse :

La Louange est à Allâh, Le Seigneur des mondes. Et que la prière et le salut soient sur celui qu’Allâh a envoyé en miséricorde pour l’univers, ainsi que sur sa famille, ses compagnons et ses frères jusqu’au Jour de la Rétribution. Cela dit :

La cour d’une mosquée, son préau, son parvis, son périmètre, ses annexes, ainsi que ce qui lui est relié de l’extérieur ou bien à l’intérieur, tout ceci -et selon toute vraisemblance- est considéré comme faisant partie du sanctuaire de la mosquée. Et tout ce qui constitue le sanctuaire de la mosquée est touché par le même jugement [relatif à la mosquée] qui interdit la vente en son sein, l’annonce pour un quelconque bien égaré, la purification des souillures [toilette intime], les ablutions des morts et autres choses du même genre. Ceci dans le cas où l’espace supplémentaire lui aurait été rattaché de façon définitive par une construction ou par une clôture. Sinon, même sans clôture, tant que cet espace est clairement délimité. Et il est permis d’y accomplir la prière de salutations de la mosquée, la prière [collective] [en suivant les fidèles] lorsque la mosquée est remplie de fidèles à l’intérieur, ainsi que d’autres actes relatifs à la mosquée. Ceci conformément à la règle qui dit :  Tout ce qui entoure un interdit lui est lié par le même statut d’interdiction(1) dont son origine est la parole du Prophète : «Or, chaque souverain a un domaine gardé. Ainsi, le domaine gardé d’Allâh ce sont les choses qu’Il a rendues illicites.»(2)

Mais dans le cas où les annexes de la mosquée, cour ou bien préau,  lui auraient été annexées tout en étant indépendantes d’elle et séparées par un chemin ou par un couloir de manière telle qu’il est impossible d’y accéder sans sortir d’abord de l’édifice principal. Dans ce cas- elles ne seront pas touchées par l’interdit, comme le sont les dépendances rattachées directement à la mosquée. Elles sont indépendantes effectivement et matériellement et leur dépendance à la mosquée n’est que nominale et formelle. Ainsi, le jugement les concernant sera différent.

Cela étant dit, la science parfaite est auprès d’Allâh. Et notre dernière invocation est : « Louange à Allâh, le Seigneur des mondes ». Et qu’Allâh prie sur notre Prophète Mouhammad, sur sa famille, ses compagnons et ses frères jusqu’au Jour de la Rétribution, et qu’Il les salue.

 

Alger, le 2 d’Al-Mouharram 1427 H,

correspondant au 1 février 2006 G.

 


(1)    Al-Achbâh Wa An-Nadhâ’ir d’As-Souyoûtî (125).

(2) Hadith consensuel : rapporté par Al-Boukhârî (52) et par Mouslim (1599), d’après An-Nou‘mân ibn Bachîr رضي الله عنهما